La Seine-et-Marne, un département dans la grande guerre 1914-1918
| Auteur / Autrice : | Chantal Antier-Renaud |
| Direction : | Guy Pedroncini |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire |
| Date : | Soutenance en 1995 |
| Etablissement(s) : | Paris 1 |
Mots clés
Résumé
L'étude de la Grande Guerre, en Seine-et-Marne, montre la place particulière de ce département de l'Ile-de-France, du fait de sa situation géographique et stratégique. Proche de la ligne de front et deux fois sous le feu des batailles de la Marne en 1914 et 1918, il fait partie de la défense de Paris. Il doit accepter les ordres de plusieurs autorités, celles du camp retranché, de la zone des armées, de la zone de l'intérieur, de la zone des étapes et de la Ve région militaire. La principale difficulté provient de la constante évolution de ces différentes zones et donc du changement d'autorités. La multiplication des organismes civils et militaires, le recrutement de la main d'oeuvre mis en place par le gouvernement, ne facilitent pas la production régulière de l'agriculture. Les industries sont obligées de se convertir en usines de guerre. Cela renforce l'opposition économique, politique et religieuse d'avant-guerre, entre un Nord plus industrialisé et un Sud en plein développement. Malgré le pouvoir de la censure, l'opinion publique montre clairement sa désapprobation à travers les journaux de toutes tendances politiques. Face à ces difficultés, le général commandant la Ve région a du mal à imposer aux quatre départements qu'il administre, une production réclamée par la violence et la durée de la guerre ; la régionalisation n'est pas encore acceptée par les départements. La période transitoire de l'après-guerre maintient le pouvoir de l'état qui ne facilite pas l'autonomie d'un département sous la dépendance de Paris, il reste la ''porte de l'Ile-de-France''