Les voies processionnelles de Thèbes
| Auteur / Autrice : | Agnès Cabrol |
| Direction : | Dominique Valbelle |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire |
| Date : | Soutenance en 1995 |
| Etablissement(s) : | Lille 3 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Les cheminements empruntés par les barques processionnelles des dieux de Thèbes (en particulier Amon, Mout et Khonsou), reliant des lieux culturels situés de part et d'autre du Nil, sont materialisés par des éléments mobiliers ou immobiliers qui en jalonnent le parcours ou les étapes ; un materiel parasite (sans rapport direct avec le deplacement divin) peut egalement être installé en péripherie de ces voies. Les éléments archéologiques étudiés sont principalement le revêtement des sols, les sphinx et statues diverses, la végétation, les murs de clôture, les reposoirs de barque, les tribunes, les bassins et les voies navigables. Parmi les nombreuses occasions de sortie divine offertes par le calendrier ferial thébain, la documentation abondante et hermétique illustrant le parcours des trois principales fêtes (Opet, de la vallée, de la décade) est analysée sous un nouveau jour. Outre les processions, ces lieux sont utilisés par les membres du haut-clergé ou le roi a des fins diverses (oracles d'investiture, grands procès, démonstrations de l'autorité royale nouvellement mises en lumiere dont les exécutions capitales). La population fréquente cet espace a son bénéfice (appel aux dieux, incubation, activites économiques), et en détourne le mobilier (principalement les sphinx) qui devient le support de diverses formes de culte populaire. Bon nombre de ces activites péripheriques se concentrent à la porte du temple.