La recomposition des espaces sociaux dans une ville moyenne : l'exemple de Bayonne
| Auteur / Autrice : | Isabelle Garat |
| Direction : | Guy Di Méo |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Géographie |
| Date : | Soutenance en 1994 |
| Etablissement(s) : | Pau |
Mots clés
Résumé
Connaître la relation à l'espace des individus et des groupes dans un contexte urbain, telle est l'ambition de ce travail. Si l'on retrouve à Bayonne les rapports sociaux fragmentés, les espaces fugitifs, le démantèlement des structurations lourdes (notamment les quartiers) qui caractérisent les sociétés urbaines, pour autant le poids de la cité ne se dément pas. Du fait de son activité économique et, plus encore, du jeu des contraires qu'elle livre sans cesse depuis le début du siècle avec Biarritz, la ville devient un produit symbolique qui assoit des identités. Les fêtes, instaurées en 1932 synthétisent parfaitement l'imagerie bayonnaise. Elles manifestent le ralliement à une identité basque et populaire. Leur attraction sans cesse croissante ne remet pas en cause la participation des citadins eux mêmes. Les activités quotidiennes se réalisent désormais bien au delà des limites du quartier et de la ville. Elles révèlent l'éclatement des réseaux sociaux en fonction notamment des appartenances sociales. Dans les divers secteurs de la cité et de l'agglomération qu'ils investissent, les individus et les groupes se rencontrent peu : chacun adopte ses lieux, ses temps de fréquentation, prend ses marques et ses distances. Néanmoins, un rapport à la ville se construit dans l'appréhension d'espaces précis et dans le partage de représentations communes. Là des cohésions de sens donnent aux groupes la possibilité de disposer de codes similaires. La ville personnifie la société locale, une identité culturelle et sociale fortement affirmée, elle joue encore un rôle central dans les représentations et les pratiques citadines.