Thèse soutenue

Se dire à la Renaissance : l'émergence du genre des mémoires et l'écriture personnelle à la Renaissance, en France

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Nadine Kuperty-Tsur
Direction : Jean Céard
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Littérature française
Date : Soutenance en 1994
Etablissement(s) : Paris 10
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Lettres, langues, spectacles (Nanterre, Hauts-de-Seine ; 2000-....)

Mots clés

FR

Mots clés contrôlés

Résumé

FR  |  
EN

Cette étude plaide pour une nouvelle lecture des mémoires et vise à réhabiliter la valeur historique du discours personnel qui s'y exprime. Se dire a la renaissance n'allait pas de soi, le genre des mémoires permet d'observer les modalités et les conditions d'émergence de cette nouvelle pratique culturelle prélude a l'autobiographie des temps modernes. Cette étude débute par l'analyse des composantes historiques et culturelles de la notion de personne au XVIe siècle. A chacune de ses étapes significatives, le récit mémorialiste développe un plaidoyer pro domo articule à partir de la représentation du moi et variant selon les impératifs spécifiques des différentes phases narratives. Le métadiscours des préfaces fournit une première théorisation du genre ou prime le rapport à l'histoire. Les récits d'enfance remaniant les modèles livres que connus participent de la première image du mémorialiste et s'enchainent sur les récits de succès. Les récits de disgrâce représentent le nœud du récit mémorialiste. Contraint à un replis sur les valeurs du moi, le mémorialiste les érige en morale universelle, cette étude s'achève sur les caractéristiques de l'écriture mémorialiste à la renaissance.