Thèse soutenue

L'influence de l'Église romaine sur la restructuration de l'Église maronite : le synode maronite de 1736, débats entre Rome et l'Église maronite

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Auteur / Autrice : Elias Atallah
Direction : Michel Meslin
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire des religions
Date : Soutenance en 1994
Etablissement(s) : Paris 4
Partenaire(s) de recherche : Autre partenaire : Institut catholique de Paris

Résumé

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Ce travail traite de l'influence de l'Église romaine sur la restructuration de l'Église maronite. Le synode libanais de 1736, législation principale de cette Église et objet fondamental de notre étude, fut la cause de graves controverses entre les pères du synode et d'un long débat entre eux et Rome d'autre part. En délimitant les nouveaux diocèses pour les confier à des évêques inamovibles et autonomes dans l'administration de leurs diocèses respectifs, ce synode, d'inspiration tridentine, a réduit, non seulement le pouvoir du patriarche, mais aussi le pouvoir collégial qui à ses origines au sein du monastère St Maroun avec le premier patriarche St Jean-Maroun; ses évêques (7e - 8e siècle) et leurs successeurs qui étaient tous moines jusqu'à la fin du 17e siècle. Ne dépendant plus du pouvoir du patriarche, les évêques ne ressentaient plus - et ne ressentent pas - le besoin de se réunir en synode. Aujourd'hui, les maronites avec leurs évêques se trouvent nombreux dans la vaste diaspora. Par conséquent, une forte communion doit s'établir comme avant, entre ces évêques et leur patriarche, pour gouverner collégialement leur peuple, tout en restant autonomes. Un retour aux sources, selon Vatican II, s'impose dans une nouvelle restructuration de l'Église maronite.