Thèse soutenue

Candidature officielle et pratiques électorales sous le Second empire (1852-1870)

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Auteur / Autrice : Patrick Lagoueyte
Direction : Maurice Agulhon
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire
Date : Soutenance en 1991
Etablissement(s) : Paris 1

Mots clés

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Résumé

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Mise en place en 1852 pour contrôler le suffrage universel rétabli dans son intégrité, la candidature officielle a fait l'objet d'une véritable doctrine. Elle a cherché à renouveler le personnel politique, en confiant à des préfets plus ou moins efficaces le soin de choisir des candidats, à la fois dévoués et proches de l'électorat. Le gouvernement s'est ensuite efforcé de favoriser l'enracinement de ses députés, par la distribution de mandats locaux et de décorations, quitte à les transformer, à la fin du second empire, en professionnels de la politique vieillissants. Entre 1852 et 1869, le caractère des campagnes électorales s'est modifié. Au début, la pression administrative permet, grâce à des moyens très variés, de diriger les élections. Mais, peu à peu, les candidats officiels apprennent à prendre en charge leur propre campagne, tandis que les opposants, aguerris par des années de luttes difficiles et profitant de l'évolution libérale du régime dans les années 1860, sont de plus en plus nombreux et actifs. Les obstacles rencontres les poussent à passer d'une campagne de notables à une campagne populaire, même si ce n'est pas sans dérives démagogiques. Différentes selon les camps, les campagnes ont tendance à devenir plus homogènes. Enfin, le peuple apprend à voter. Soumis aux critiques de plus en plus précises de l'opposition, le gouvernement, après avoir encouragé à son profit les pressions des présidents de bureaux électoraux, veille à garantir une plus grande sincérité du vote : construction de mairies, urnes, respect des horaires, meilleure distribution des bulletins, etc… Les comportements électoraux évoluent : les résultats sont de mieux en mieux acceptés, malgré les troubles de 1869, et une étude statistique semble montrer une moindre pression de la communauté villageoise sur les individus, même si les votes restent plus disperses dans les villes que dans les petites communes.