La franc-maçonnerie en Pays niçois de la fin du XVIIIème siècle à la veille de la Seconde Guerre mondiale
| Auteur / Autrice : | Yves Hivert-Messeca |
| Direction : | André Nouschi |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire |
| Date : | Soutenance en 1989 |
| Etablissement(s) : | Nice |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Au dix-huitième siècle, la franc-maçonnerie ne s'implantera pas dans le comté de Nice, terroir catholique ultramontain. Elle arrivera avec la Révolution française. Sous l'Empire, trois loges travailleront dans le premier département des Alpes-Maritimes : un notable sur quatre sera maçon. Interdite sous la Restauration sarde, la maçonnerie renaîtra en 1858. Sous le Second Empire, le pays niçois comptera trois loges : ''Philanthropie ligurienne'', et ''Philosophie cosmopolite'', à Nice, ''Union et Concorde'' à Menton. À la fin du dix-neuvième siècle, la maçonnerie du Pays niçois est acquise à la République. Recrutant largement dans les classes moyennes et les employés, en symbiose avec les gauches, elle occupe une place importante dans la vie politique (J. Gilly, A. Borriglione, H. Sauvan), l'enseignement, la presse, les arts, la philanthropie ou l'économie. Dans l'entre-deux guerres, la maçonnerie continue son essor numérique (600 maçons à la veille de la Seconde Guerre mondiale). Elle connait cependant une marginalisation liée au conservatisme du département.