La philosophie mathematique de bertrand russell. La these logiciste, 1903-1913
| Auteur / Autrice : | Denis Vernant |
| Direction : | Francis Jacques |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Philosophie |
| Date : | Soutenance en 1988 |
| Etablissement(s) : | Paris 3 |
Résumé
L'auteur procede en trois etapes a une lecture historique de la philosophie mathematique de russell. *la premiere phase - principles of mathematics, 1903 - opere la construction de la logique formelle et la reduction des mathematiques a cette nouvelle logique. Russell prend pour guide la grammaire philosophique pour elaborer sa logique, developpe une conception referentielle de la signification et adopte une philosophie realiste (relations externes, atomisme logique. . . ) *la seconde phase -''on denoting'', 1905- montre comment la nouvelle logique, devenue autonome, produit, en retour, une analyse du langage naturel. La quantification autorise une definition contextuelle des descriptions definies qui dispense de tout engagement ontologique. *la troisieme phase -principia mathematica, 1910-13- acheve la realisation du projet logiciste. La theorie ramifiee des types evite les paradoxes et l'usage systematique des definitions contextuelles reduit les classes, relations, nombres. . . (rasoir d'occam). Fort de ce succes, russell rend compte de notre connaissance des elements irreductibles : donnees sensibles, faits et universsaux non definissables. Il va meme jusqu'a etendre la reduction logiciste a notre connaissance, commune et scientifique, du monde exterieur. Mais la gigantesque construction des principia echoue parce que russell et whitehead doivent, in fine, admettre trois assomptions non logiques : les axiomes multiplicatif, d'infini et de reductibilite. En 1925, russell et ramsey se dispenseront de l'axiome de reductibilite.