Thèse soutenue

L'intervalle festif : étude des rites et comportements dans six fêtes séculières en Wallonie

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Auteur / Autrice : Albert Piette
Direction : Claude Rivière
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sociologie
Date : Soutenance en 1987
Etablissement(s) : Paris 5

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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''Que se passe-t-il dans une fête populaire?'' telle est la question qui sous-tend l'ensemble des descriptions et interprétations de ce travail devant l'observation du monde mouvant et ambigu régnant dans le cadre festif. Afin de repérer les contraintes anthropologiques fondamentales régulant la réalité fluide de la fête, un dépassement des théories de la fête-célébration et de la fête-transgression est nécessaire. Une hypothèse théorique alternative consiste à exploiter la fécondité heuristique d'une conception de la fête comme espace-temps interstitiel, caractérisé par des comportements situes entre deux classes de comportements, sans être équivalents a l'une ou l'autre. L’intervalle festif permet ainsi des comportements qui, sans être semblables à ceux de la vie quotidienne, ne constituent pas pour autant une rupture avec ceux-ci. A partir de cet horizon théorique, la problématique concrète de recherche consiste à considérer le processus festif comme transposition d'un message spécifique dans un système signifiant constitue de telle manière qu'il crée un écart réglé permettant au référentiel signifie de jouer avec lui-même. A partir d'un double ensemble de fêtes choisies en Wallonie et distinguées selon la fonctionnalité et la réalité du personnage, de l'évènement ou de la thématique signifies, les interprétations précisent le mouvement oscillatoire de la réalité festive, entre la ritualisation idéale du message et sa ritualisation secondaire fondée sur l'oxymoron ou l'amplification, entre la retransformation ludique ou sérieuse de ces rituels et les pratiques survalorisantes ou inconsistantes, entre une codification structurale des gestes et vêtements festifs et une expression anti structurale toujours intégrée au rituel et toujours s'en échappant. Rendant compatible la coexistence de ces éléments antithétiques, la fête constitue un mouvement complexe d'affirmation et de négation simultanées, et implique un moment délibère d'hésitation dans la structure sociale qui se refuse toute coïncidence parfaite avec elle-même.