La notion d'Acintya ou d'inconcevable dans le ''Vimalakirtinirdesa'' et ses résonances dans les traductions et commentaires chinois
| Auteur / Autrice : | Christine Barbier-Kontler |
| Direction : | Guy Bugault |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Philosophie |
| Date : | Soutenance en 1986 |
| Etablissement(s) : | Paris 4 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
La présente étude s'intéresse essentiellement à la composante commune des civilisations indienne et chinoise antiques, le bouddhisme, sous son aspect à la fois philosophique et religieux. Plus spécifiquement, elle entend cerner la notion fondamentale d'un texte canonique majeur du grand véhicule bouddhique, le Vimalakirtinirdesa ou enseignement de Vimalakirti, qui est la notion d'Acintya ou d'inconcevable. Si la première partie est entièrement consacrée à l'étude du texte lui-même (titres, traductions, résumé, position dans la littérature bouddhique indienne, cadre spatio-temporel et présentation de ses principaux personnages), la seconde vise à étudier de manière systématique la notion d'Acintya telle que le texte nous autorise à la définir. Ses différentes occurrences nous ont conduit au triple examen suivant : analyse du domaine et de la nature du buddha tels qu'ils nous sont perceptibles à travers le sutra, description des prodiges et des merveilles qui y sont amplement décrits et tentative d'appréhension de son enseignement ultime, la libération inconcevable laquelle se confond avec une juste compréhension et une réalisation parfaite de la radicale inconcevabilité de tous les phénomènes de l'existence. La troisième et ultime partie, quant à elle, envisage les résonances de cette même notion dans les traductions et commentaires chinois existants du texte et montre comment la perception chinoise, sous l'influence de sa propre tradition philosophique (confucianisme et taoïsme), s'éloigne et se rapproche à la fois des conceptions indiennes. Afin de montrer que le sutra, expression privilégiée de l'Inde mahâyânique devait s'intégrer parfaitement au patrimoine culturel chinois, nous présentons en annexe un ensemble de données concernant le Vimalakirtinirdesa à Dunhuang en répertoriant, d'une part, les manuscrits le concernant qui y furent découvert et en étudiant, d'autre part, les peintures murales qui l'illustrent.