L'esthétique de Samuel Beckett : défiguration et révolution démocratique

par Julie Benard

Projet de thèse en Langues et litteratures etrangeres

Sous la direction de Jean-michel Ganteau.

Thèses en préparation à Montpellier 3 , dans le cadre de LANGUES, LITTERATURES, CULTURES, CIVILISATIONS , en partenariat avec ETUDES MONTPELLIERAINES DU MONDE ANGLOPHONE (equipe de recherche) depuis le 22-10-2013 .


  • Résumé

    Si la révolution littéraire de Samuel Beckett commence dans les années 50 avec la rédaction de la trilogie romanesque, celle-ci s'exprime pourtant quelques années auparavant sous un aspect plus formel. En effet, c'est à priori dans ses essais de jeunesse que l'auteur pose les conditions dans lesquelles sa révolution aura lieu: celle-ci n'est pas simplement formelle, elle est avant tout esthétique. Alors que les termes 'esthétique' et 'artistique' peuvent être parfois utilisés comme de quasi-synonymes, Beckett les distingue. Cette distinction est la pierre angulaire qui fonde la révolution esthétique de l'écrivain. Elle ne peut pas être réduite à une révolution formelle car elle prend racine dans un principe démocratique. La révolution de l'auteur est donc avant tout démocratique.

  • Titre traduit

    The aesthetics of Samuel Beckett : disfiguration and democratic revolution


  • Résumé

    Though Samuel Beckett's literary revolution begins in the 50s with the writing of The Trilogy, a series of three novels, its becoming has already been formally expressed a few years earlier. Indeed, it is in his very first essays that the author seemingly lays the foundations for his revolution: it cannot be boiled down to pure formalism, for Beckett's revolution is mainly aesthetic. Whereas the terms 'aesthetic' and 'artistic' may be used as close synonyms, Beckett distinguishes them. This distinction is the corner stone in the writer's aesthetic revolution. It cannot simply amount to pure formalism insofar as it is rooted in a democratic principle. Thus Beckett's revolution is primarily democratic.