Le temps du voyage : rythmes et perception de la durée dans les pratiques du voyages en Europe entre Lumières et romantisme (XVIIIe siècle - milieu XIXe siècle)

par Grégoire Besson

Projet de thèse en Histoire

Sous la direction de Gilles Bertrand.

Thèses en préparation à Grenoble Alpes , dans le cadre de Sciences de l'homme, du Politique et du Territoire , en partenariat avec Laboratoire Universitaire Histoire Culture(s) Italie Europe (laboratoire) depuis le 01-10-2013 .


  • Résumé

    L'objet de cette thèse est de mettre en évidence les similitudes aussi bien que les différences de perception et de maîtrise du temps par des européens voyageant sur le continent européen. L'espace et le temps peuvent être considérés comme les deux coordonnées essentielles de l'existence humaine, or voyager implique une rupture par rapport à l'espace-temps quotidien. C'est dans ce contexte de rupture des repères que le voyageur se construit un nouveau cadre, évoluant perpétuellement au cours de son transit, de manière consciente ou inconsciente. Défini, entre autre, par la condition sociale du voyageur (nobles, militaire, bourgeois, marchand, pèlerin,…), sa sensibilité, le but de son voyage (mission, émigration, voyage scientifique, d'agrément,…), ainsi que par les territoires traversés, ce nouveau cadre spatio-temporel est surtout défini par les moyens de transport (voyage à pied, à cheval, relais de poste, navigation fluviale ou maritime,…). En effet, pour un voyageur, la question de la distance se résout en fin de compte en problème de durée, ce qu'il est nécessaire d'étudier en parallèle avec les progrès techniques concernant les infrastructures et moyens de transports, alors fulgurants au XVIIIe siècle et dans la première moitié du XIXe siècle. Pour traiter ce sujet nous avons formulé trois principaux axes de réflexions : Le découpage / la fragmentation du voyage (temporalité des étapes, choix de l'itinéraire), la vitesse du voyage (recherche de rapidité ou de lenteur, vitesse subie) et enfin le temps perçu, vécu par le voyageur. Pour répondre à ces axes de recherche, nous baserons principalement notre étude sur l'examen de récits de voyage, émanant de voyageurs de diverses nationalités et de conditions sociales variées, ainsi que sur des guides de voyages et des « art de voyager ».

  • Titre traduit

    The time of travel : rhythm and perception of lenght during the practice of travel in Europe between Enlightenment and romanticism (XVIIIe century - middle of the XIXe century)


  • Résumé

    The purpose of this thesis is to bring to light the similtary as well as the differences of time perception and control by European, travelling in the old continent's soil. Space and time can be considered as two essential coordonate of a human's life, yet travelling makes a shortage in the every day life space-time. So in this context of rupture, the travellers build a new setting of landmark and marker evolving consciously and unconsciously during their journey. The social conditions of travellers (aristocrat, military man, bourgeois, merchant, pilgrim,…), their sensibility, their travel's goal (diplomatic or military mission, emigration, scientific travel, Grand Tour,…) as much as the terriory they crossed and the means of transportation (walk, horse ride, way station, navigation) define a new spatiotemporal frame. Indeed, for a traveller the lenght resolve the issue of distance, and alongside it's neccesary to study the technical progress of the infrastrucre and means of transportation, which are increasing faster in the eighteenth and frist nineteenth century. For this research we made three axis of consideration : the division of travel (stage's temporality, choice of itinerary), the travel's speed (searching of rapidity or slowness), and the « sense of time », the time lived by the traveller. For answer at this axis, we analysed travel writings, from several european nationality and various social conditions travellers, just as guide book and travel manual.