Analyse sociale de cycles de vie : les cycles de vie des représentations paysagères de l'éolien

par Maxime Demade

Thèse de doctorat en Geographie humaine

Sous la direction de Laurent Couderchet.

Thèses en préparation à Bordeaux 3 , dans le cadre de École doctorale Montaigne-Humanités (Pessac, Gironde) , en partenariat avec UMR Passages (equipe de recherche) depuis le 02-09-2013 .


  • Résumé

    L’utilisation croissante du vocable de la transition dans le débat public contribue à l’émergence de nouvelles méthodes de recherche dont les géographes commencent à se saisir. La transition invite à réfléchir dans un cadre d’action nouveau. Appliquée au domaine des énergies, elle rencontre le géographe dans ses interprétations des dynamiques spatiales. Ce cadre spatio-temporel inédit, où sont introduites les notions de territorialisation de l’énergie et de réversibilité, constitue une opportunité pour le géographe de penser ces enjeux nouveaux selon des approches du couple espace-temps réinterprétées. Dans ce contexte, la thèse vise à comprendre et à analyser les mécanismes socio-spatiaux mis à l’épreuve par le développement des énergies renouvelables, et plus particulièrement des éoliennes. La spécificité de la démarche réside dans une traduction géographique de l’Analyse de Cycle de Vie. Pour ce faire, la thèse réinvestit le concept de paysage dans son interprétation dynamique. Cependant, l’analyse de cycle de vie nous invite à repenser la dynamique paysagère selon la notion d’événement. La thèse interroge l’arrivée d’un projet éolien comme un événement et s’intéresse à ses modes de surgissement, les déstabilisations socio-spatiales induites et les mécanismes de régulation entrepris par les individus. L’objectif de la recherche est d’expérimenter la conduite d’une Analyse sociale de Cycle de Vie des représentations paysagères de l’éolien. L’ambition se voit confrontée à une contrainte majeure, celle du temps. Le temps imparti de la thèse rencontre les temps politiques et les temps de l’expérience. Événements construits ou événement subis, ils impactent différemment les représentations socio-spatiales selon des échelles de temps variables. L’intention d’une recherche diachronique nous enjoint à réfléchir aux enjeux épistémologiques et méthodologiques stimulants de l’élaboration d‘un corpus particulier où peuvent être analysées conjointement des données de natures et de sources diverses. L’analyse est menée sur les discours et particulièrement sur les références spatiales et les sensibilités des individus face à l’arrivée d’éoliennes sur un territoire. La thèse retrace les étapes des cycles de vie de l’événement-éolien traduites et interprétées selon les contextes de terrains.

  • Titre traduit

    Social life cycle assessment : the life cycles of the landscape representations of the wind energy


  • Résumé

    The increasing use of the transition terms in the public debate contributes to the emergence of new research methods whom geographers begin to apprehend. Transition invites to consider a new action framework. In the matter of energy domain, the transition concept involves geographers in their socio-spatial interpretations. This new spatiotemporal frame, where are introduced the notions of territorialisation of the energy and the reversibility, provides an opportunity to consider these issues from a reinterpretation of the space-time couple. In this context, the thesis aims in understanding and analyzing of socio-spatial mechanisms tested by the renewable energies development, especially wind turbines. The specificity of this approach may be a geographical rendition of the Life Cycle Assessment method. For this purpose, the thesis requires the concept of landscape in its dynamic meaning. However, the life cycle assessment invites us to reshape the idea of landscape dynamics according to the notion of event. The thesis explores the arrival of a wind turbines project as an event and it focus on its sudden emergence, the induced socio-spatial destabilizations and the individual and social adaptations. The purpose of this research is to investigate a Social Life Cycle Assessment of the landscape representations of the wind energy. This ambition faces a time constraint. The allowed time of a PhD thesis faces political times and the times of the experience. Created events or suffered events impact the socio-spatial representations differently and over various timescales. Considering a diachronic study brings about rethinking the epistemological and methodological issues raised by a corpus which gathers several types of data, from different sources and which would be analyzed together. The analysis is led on discourses and especially on spatial textual references along with the individual sensibilities revealed when a wind turbines project is initiated on territory. The thesis tracks the life cycle steps of windpower-events that we interpret according to the socio-spatial context of the study terrains.