Les paradoxes du mouvement chez Saint-John Perse

par André Thiandoum

Projet de thèse en Littérature française

Sous la direction de Dominique Carlat.

Thèses en préparation à Lyon , dans le cadre de 3La - Lettres lingusitique langues et arts depuis le 29-10-2012 .


  • Résumé

    Saint-John Perse définit sa poétique comme indissociable du mouvement. Le mouvement est à la fois la marche de l’homme, sa progression depuis l’Origine ; c’est aussi le mouvement de l’histoire. Son œuvre décrit une nécessité de s’affranchir de toute forme d’inertie, c’est une lutte contre l’occultation de ce mouvement. Elle milite contre la nostalgie, fixation sur le passé, et prône la transgression contre toute forme de sclérose : la Culture, l’Histoire… L’homme est soumis au rythme des lois de la nature qui est en constant renouvellement. La transgression, la rupture, devient un acte tant moral que poétique. Elle aboutit vers une autre forme du mouvement qui est le renouement. L’activité humaine devient une quête, une interrogation. C’est vers une unité ontologique que tend à présent l’homme. Il s’agit de renouer avec l’homme originel, d’épouser à la fois passé, présent et avenir, d’amoindrir « l’écart qu’on laisse creuser entre l’homme temporel et l’homme intemporel ». Le projet est d’étudier comment s’articule dans l’œuvre de Saint-John Perse cette notion de mouvement, entre transgression et renouement ; quels rapports le poète entretient avec le temps et l’espace ; comment le langage poétique met en scène ce mouvement ; de quels moyens se dote le poète pour développer une poétique du mouvement.


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