Le pronom-déterminant lequel en français préclassique et classique (1580-1720) : de la langue au discours.

par Mathieu Goux

Thèse de doctorat en Littérature française

Sous la direction de Nathalie Fournier et de Denis Vigier.

Thèses en préparation à Lyon , dans le cadre de 3La - Lettres lingusitique langues et arts depuis le 05-11-2012 .


  • Résumé

    À partir d'un corpus de textes issus du français préclassique et classique (1580-1720), ce travail de recherche analyse les différents paramètres morpho-syntaxiques, sémantico-référentiels, énonciatifs et discursifs engageant les emplois du pronom relatif lequel dans différents genres de textes (romans, textes d'idées, correspondance et poésie dramatique) et, notamment, les raisons de sa résistance au cours du temps. Le pronom composé a vu effectivement son usage décroître fortement entre sa création par les clercs de la Romania et le français moderne, ce qui s'est accompagné d'une évolution sensible du discours métalinguistique l'entourant, le spécialisant dans certaines configurations syntaxiques et sémantiques (relativisation de groupes prépositionnels non-humains, levée des équivoques) et certains genres de texte précis (textes de lois ou essais scientifiques) ; pour autant le pronom reste employé dans la prose contemporaine, notamment dans le cadre des ajouts après le point. Cette thèse cherche à mettre en relation la nature compositionnelle du pronom relatif (construit avec le déterminant défini le et le marqueur qualitatif quel) qui fait sa spécificité au sein des mots qu- du français moderne, avec son fonctionnement syntaxique et référentiel et son rôle dans l'organisation et la structuration de l'énoncé, notamment en comparant son emploi avec celui des pronoms relatifs simples. Seront également examinés ses rapports avec le « relatif de liaison » latin, par l'intermédiaire de textes ayant été traduits du français au latin et réciproquement, ainsi que ses rapports avec l'histoire des genres de l'époque classique. L'étude du pronom composé permet également d'analyser la notion de période en tant qu'unité énonciative, telle qu'on la considérait à l'époque classique, dans les cas où lequel se comporte comme un marqueur de structuration ou d’ouverture de la période.


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