En quoi la vidéo peut-elle être un langage pour capter, comprendre et porter au débat les façons de devenir au territoire ?

par Lucinda Groueff

Projet de thèse en Aménagement de l'espace, Urbanisme

Sous la direction de Thierry Paquot.

Thèses en préparation à Paris Est , dans le cadre de VTT - Ville, Transports et Territoires , en partenariat avec Lab'Urba (Champs-sur-Marne, Seine-et-Marne) (laboratoire) depuis le 09-11-2011 .


  • Résumé

    Depuis la loi SRU en 2000, introduire l'habitant dans la réflexion urbaine, est devenu incontournable. Souvent pensé comme un usager, nous réfléchissons à ses modes de vie, ses déplacements, ses besoins fonctionnels, etc. Nous l'évoquons également à travers son rôle de citoyen, pour des participations et concertations habitante. Mais introduire dans les projets d'aménagement ce qui fait que l'humain habite, dans le sens développé par Martin Heidegger – « Etre-au-monde-et-à-autrui » - , ne paraît ni courant ni évident. A travers un champ qui stimule nos sens cognitifs et affectifs, la vidéo pourrait-elle devenir un langage qui porte au débat "habiter" dans l'espace commun, voire dans la réalisation de projets urbains?

  • Titre traduit

    How can video exist as a language to capture, understand and bring to light changes in our ways of inhabiting territories ?


  • Résumé

    Since the implementation of the law SRU (2000), involving inhabitants in urban planning processes has become inescapable. Often thought of as a « clients », inhabitant are taken into consideration solely in terms of their lifestyles, their ways of navigating the city, their basic needs, etc. They are also called upon as citizens in order to participate in planning processes and consultations. However, to introduce in the planning process the manner by which the inhabitant inhabits, as defined by Martin Heidegger « to be of the world and in relation ship to one another », is neither evident nor natural to current practice. Can video, as a medium that simulates cognitive and emotional understanding, introduce a language to make sense of living (as understood by Heidegger) in shared spaces, and perhaps even be included as a creative principle in the elaboration of urban projects?