La doctrine des Monuments Historiques en France d'après Paul Léon (1874-1962)

par Camille Bidaud

Projet de thèse en Architecture

Sous la direction de Jean-Philippe Garric.

Thèses en préparation à Paris Est , dans le cadre de VTT - Ville, Transports et Territoires , en partenariat avec IPRAUS - Institut Parisien de Recherche Architecture Urbanistique Société (laboratoire) depuis le 01-10-2012 .


  • Résumé

    Guidé par l'hypothèse que la doctrine des Monuments historiques – entre positions théoriques, appréciations subjectives et arbitrages opportunistes – constitue le point aveugle de la restauration en France depuis la fin du XIXE siècle, ce doctorat propose de rouvrir cette question, à partir des textes et des décisions de Paul Léon (1874-1962), principale responsable du Service des monuments historiques dans l'entre-deux-guerres. Bien que son rôle soit souvent méconnu aujourd'hui, Paul Léon a, en effet, une carrière exemplaire aux Beaux-Arts. Il a été responsable du Service des monuments historiques de 1907 à 1932, membre de la Commission de 1907 à 1962 et directeur des Beaux-Arts de 1919 à 1932. Il est de plus l'historiographe du Service. Par ses nombreux écrits, il est le principal auteur de la propagande du Service des Monument historiques pendant la première moitié du XXE siècle. Paul Léon justifie les pratiques en leur créant un cadre théorique sans énoncer clairement la doctrine, ni que cela ne se ressente. L'étude de ces textes, remarquables à ce sujet par leur cohérence et leur répartition chronologique, permet de mettre au jour la continuité des éléments doctrinaux sous-jacents et d'en observer les effets dans les travaux réalisés. Il est donc également nécessaire de questionner la pratique pilotée par Paul Léon, à travers l'analyse architecturale de projets réalisés : trois restaurations phares de la période (Saint-Remi de Reims, les places flamandes d'Arras et le Palais des papes d'Avignon), qui permet de comprendre les pratiques du Service. Cette analyse permet aussi d'observer les points de cohérences et les omissions des textes de Paul Léon et l'influence de la pratique sur les discours.

  • Titre traduit

    French doctrine of the Monuments Historiques according to Paul Léon (1874-1962)


  • Résumé

    Guided by the hypothesis that the doctrine of Historic Monuments - between theoretical positions, subjective assessments and opportunistic arbitrations - has been the blind spot in restoration in France since the end of the 19th century, the objective of this doctoral thesis is to reopen this issue, based on the texts and decisions of Paul Léon (1874-1962), the main head of the historic monuments Department in the interwar period. Although his role is, today, often forgotten. In fact, Paul Léon has had an exemplary career at the Fine-Arts. He was head of the Historic Monuments Department from 1907 to 1932, a member of the Commission from 1907 to 1962 and Director of Fine Arts from 1919 to 1932. He is also the historiographer of the Department. Through his many writings, he was the main author of the propaganda of the historic monuments Department during the first half of the 20th century. Paul Leon justifies the practices by creating a theoretical framework for them without clearly stating the doctrine, without this being felt. The study of these texts, remarkable for their coherence and chronological distribution, reveals the continuity of the underlying doctrinal elements and allows to observe their effects on the work carried out. It is therefore also necessary to question the practice led by Paul Léon, through the architectural analysis of completed projects as three flagship restorations of the period —Saint-Remi de Reims, the Flemish squares of Arras and the Papal Palace in Avignon—, which makes possible to understand the practices of the Department. This analysis also allows to observe the points of consistency and omissions in Paul Léon's texts and the influence of practice on speeches.