les politiques sociales vieillesse en Algérie depuis l'indépendance : Quelle est l'évolution du statut des personnes âgées dans la sociétés.

par Leila Didouche

Projet de thèse en Sciences sociales

Sous la direction de Jacqueline Trincaz.

Thèses en préparation à Paris Est , dans le cadre de CS - Cultures et Sociétés , en partenariat avec LIRTES - Laboratoire interdisciplinaire de recherche sur les transformations des pratiques éducatives et des pratiques sociales (laboratoire) depuis le 02-10-2012 .


  • Résumé

    Les spécialistes démographes tirent la sonnette d'alarme sur un phénomène très inquiétant : celui du vieillissement de la population mondiale. L'Algérie n'est pas épargnée par une telle mutation démographique qui va s'accentuer dans les années à venir, mutation qui commence à « peser », selon les termes des économistes, sur la société. L'Algérie compte actuellement 3.5 millions de personnes âgées de 65 ans et plus, soit 7.5% de la population du pays, ce chiffre passera durant les trois prochaines décennies, selon les prévisions, à 9 millions. Le Ministère de la solidarité nationale algérienne a présenté un projet de loi adopté en 2009 pour la protection des personnes âgées. Ce même projet de loi prévoit des sanctions contre toute personne qui mettra ses parents dans un foyer pour personnes âgées, alors qu'elle a les moyens de les assumer chez elle, à la maison. Les facteurs contribuant à l'émergence de ce questionnement sont les tendances vers le nouveau modèle sociétal de la famille nucléaire, tendances accrues par l'urbanisation croissante et la volonté des femmes de travailler et d'assumer une activité professionnelle. Notre étude essayera de mettre en relation les politiques sociales vieillesse de l'Etat Algérien et les changements de la configuration sociale en Algérie. Ces changements nécessiteront de questionner la représentation sociale de la personne âgée, jusque là sacrée, vénérée et vivant totalement dans la cellule familiale. Dans la culture algérienne il n'est pas admissible socialement, ni culturellement, qu'une personne mette sa mère ou son père dans un foyer. Autour de cette éducation sociale et culturelle, on constate plusieurs facteurs qui renforcent une telle attitude dans la société : le poids de la spiritualité, la notion de l'honneur, la reconnaissance envers les parents et un certain contrôle social. Généralement les personnes âgées placées dans des foyers sont sans ressources, sans famille. Ce sont celles qui n'ont pas -ou plus- d'appui au sein de la cellule familiale. D'autre part, on trouve des personnes âgées qui sont handicapés ou qui souffrent de maladies. Même s'il convient de ne pas les placer dans un foyer, qu'en est-il de leur prise en charge lorsque celle-ci dépasse la bonne volonté de la fille ou du fils? Notre démarche de recherche portera sur les dispositifs mis en place par l'Etat pour la protection des personnes âgées comme le prévoit la loi. Cela nous mènera à poser la question de l'évolution de la représentation sociale des personnes âgées en Algérie, notamment de celles nécessitant une prise en charge particulière ? Le pouvoir social et culturel des vieux est-il en train de changer ? Notre questionnement portera sur les changements de la politique sociale vieillesse depuis l'indépendance de l'Algérie, avec ses incertitudes : renforcer et maintenir la famille comme structure d'hébergement des personnes âgées et intervenir en son sein en apportant l'aide aux personnes âgées, ou créer des structures spécifiques d'hébergement : foyer, maisons de retraite…etc. avec système gériatrique adapté. Allons-nous vers un véritable débat social sur la place des personnes âgées en Algérie?

  • Titre traduit

    Social policies old age in Algeria since the independence: which is the evolution of the status of the elderly in societie.


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