La couverture des risques extrèmes

par Naima Zawali

Projet de thèse en Sciences économiques

Sous la direction de Jeleva Meglena.

Thèses en préparation à Paris 10 en cotutelle avec Faculté des sciences économiques et de gestion de Sousse , dans le cadre de Ecole doctorale Economie, organisations, société (Nanterre) , en partenariat avec Umr 7235 (laboratoire) depuis le 01-03-2013 .


  • Résumé

    Les risques extrêmes se définissent comme des risques dont la probabilité d’occurrence est très faible et qui entraînent des pertes très importantes en capital humain, physique ou financier. Les catastrophes naturelles et technologiques, ainsi que les crises financières font partie de cette catégorie. La couverture de ces risques par des contrats d’assurance traditionnels est difficile pour plusieurs raisons : la mutualisation des risques ne fonctionne pas pour ce type de risques, la détermination de leurs caractéristiques (montant de pertes potentielles et probabilités d’occurrence) est complexe et leur perception par les populations est souvent biaisée. Ces spécificités expliquent que, ces risques ont été pendants longtemps et dans de nombreux pays couverts soit entièrement par l’Etat, soit avec une forte participation de l’Etat. Cependant, la couverture publique des risques pose d’autres problèmes, liés notamment au manque d’incitations à la prévention (réduction des risques) et au coût très important que cette couverture publique peut imposer au budget de l’Etat. Ceci peut expliquer la tendance, observée depuis quelques années dans certains pays développés (comme la France), au désengagement de l’Etat au profit d’une couverture des risques extrêmes par les marchés financiers ou les compagnies d’assurances privées. Dans les pays en développement, le périmètre de l’intervention de l’Etat dans la couverture des risques extrêmes est le résultat de deux facteurs antagonistes. Notamment, un secteur de l’assurance privé et des marchés financiers peu développés qui plaident en faveur d’une couverture publique des risques extrêmes et une richesse nationale insuffisante pour la mise en place d’un système couverture entièrement publique des risques. Deux sous problématiques se présentent : premièrement, le Lien entre les modèles de couvertures des risques extrêmes et incitation à la prévention. Deuxièmement, La participation optimale de l’Etat dans la couverture des risques extrêmes lorsque les individus diffèrent par leurs revenus et par leur perception des risques. L’objectif de cette thèse sera de mener une réflexion sur les systèmes de couvertures des risques extrêmes sous un angle positif et normatif. De plus, une importance particulière sera accordée à la perception souvent biaisée que les agents économiques ont des caractéristiques des risques extrêmes.


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