L'œuvre romanesque d'Irène Némirovsky dans la France de l'entre-deux guerres.

par Gabriel Palacio Leal

Projet de thèse en Littérature française et comparée

Sous la direction de Sylvie Brodziak.

Thèses en préparation à Cergy-Pontoise , dans le cadre de ED DSH - Droit et Sciences Humaines , en partenariat avec Centre de recherche textes et francophonie (laboratoire) depuis le 23-11-2012 .


  • Résumé

    L'oeuvre romanesque d'Irène Némirovsky dans la France de l'entre-deux guerres Irène Némirovsky (1903-1942) était, à son arrestation et lors de sa déportation vers le camp de concentration d'Auschwitz en juillet 1942, une femme de lettres reconnue en France et célébrée par ses contemporains. À la Libération, son nom sombre pourtant dans l'anonymat ainsi que son oeuvre - riche et variée- qu'elle laisse derrière, malgré le succès remarquable de certains de ces ouvrages. Étudier aujourd'hui les textes d'Irène Némirovsky signifie donc, tout d'abord, rendre à cette oeuvre littéraire de qualité et d'une grande lucidité l'intérêt qu'elle mérite et contribuer à la mémoire de son auteur, injustement oubliée, alors qu'elle s'est inscrite dans les lettres françaises autant par l'encre comme par le sang versés. « Mirbeau, Daudet, Bernstein, Shakespeare, Dostoïevski, Tolstoï, les Tharaud, Giraudoux, Proust, Morand, Kessel, Martin du Gard et même Malraux : rarement, soulignent Olivier Philipponnat et Patrick Lienhardt, tant de noms d'écrivains auront été jetés pour se disputer la trouvaille de Grasset et toiser le talent d'un auteur qui n'a que son livre pour se défendre^ » Cependant, c'est notamment la comparaison avec l'oeuvre de Balzac qui revient, encore aujourd'hui, pour caractériser les récits de Némirovsky. Ainsi, dès la parution, en 1929, de David Golder - ce roman « étincelant, cruel, audacieux et surtout parfaitement maîtrisé^ » et premier grand succès de l'écrivain - , Bernard Grasset annonce le phénomène : Voici une oeuvre qui, selon moi, doit aller très loin. Ce n'est pas seulement une création romanesque de grande valeur, c'est une vue pénétrante sur notre époque et les caractères particuliers qu'y revêt la lutte pour la vie. Toute une philosophie de l'amour, de l'ambition, de l'argent, se dégage de ce roman qui, par sa puissance et par son sujet même, rappelle le Père Goriot et qui n'en est pas moins de la plus extrême nouveauté^. L'oeuvre d'Irène Némirovsky dépeint une fresque de la société française de l'entre-deux guerres, telle qu'elle l 'a vue - comme aimait affirmer alors l'auteur. Nous voudrions donc démontrer et analyser l'aspect balzacien de son oeuvre romanesque, en appuyant notre recherche sur l'ensemble de ses romans et plus particulièrement ceux des années 30. Sans faire de comparaison anachronique, nous envisagerons l'oeuvre de Némirovsky dans la perspective d'une nouvelle Comédie Humaine. 1 La Vie d'Irène Némirovsky, Paris, Grasset-Denoël, 2007, p. 175. 2 Myriam Anissimov, « Préface » dans Irène Némirovsky, Suite française (1942), Paris, Denoël, 2004, «Folio», n° 4346, p. 11. 3 Les Nouvelles littéraires, 7 décembre 1929, cité dans O. Philipponnat et P. Lienhardt, Ibid.

  • Titre traduit

    A study of Irène Nemirovsky's interwar works.


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