Les rapports entre couleur, espace et profondeur dans l’évolution du paysage urbain de la ville d’Ispahan

par Hamid Navaei

Projet de thèse en Aménagement et Urbanisme

Sous la direction de Yann Nussaume.


  • Résumé

    En raison de l’incompatibilité des méthodes chromatiques architecturales promues en Iran dans les deux phases récentes de modernisation avec les conditions du milieu géographique et culturel, nous nous interrogeons sur la spécificité du sens de la couleur et de son rôle dans la spatialité persane. La couleur peut-elle être encore considérée comme un facteur structurant dans une situation où la ville affronte une forte tendance à l’uniformisation de son cadre bâti ? Si nous avons focalisé nos analyses à partir d’Ispahan d’un point de vue historique et théorique, c’est dans la mesure où l’urbanisme traditionnel comme les transformations contemporaines de cette ville permettent d’opérer une coupe épaisse et transversale dans l’ensemble de la société persane et iranienne. Si le point de départ de notre travail a d’abord consisté à analyser le sens et les valeurs des rapports entre couleur(s) et espaces, architectural et urbain, contemporains persans, après plusieurs années de recherche, notre point d’arrivée - et notre thèse principale - consiste à dire que les effets optiques et tactiles ou haptiques des couleurs dans l’espace architectural et urbain dépendent fondamentalement de l’interprétation donnée à la profondeur. Qu’entendre en effet par ce concept, complexe, et ses mises en oeuvre urbanistiques dans le contexte de la culture persane ? C’est dans cette logique que nous essayons de projeter un nouveau regard vis-à-vis de la troisième dimension et de son expression par l’usage des couleurs à la fois dans la conception des habitats modernes à Ispahan mais aussi dans les projets d’aménagement urbain actuel de cette ville.

  • Titre traduit

    The relationship between color, space and depth in the evolution of the urban landscape of the town of Isfahan


  • Résumé

    Because of the discordancy between the chromatic architectural strategies put forward in Iran during two of its most recent phases of modernization and Iran’s broader geographic and cultural context, I have set out to question the specificity of the sense of colour and its role in Persian spatiality. Can colour still be considered a structural factor in a city faced with the current trend towards uniform built environments? If I have focused my analysis on Ispahan from a historical and theoretical point of view, it is because traditional urban planning as well as the contemporary transformations of the city encompass a significantly broad and transversal sample of the entire Persian and Iranian society. If the point of departure of my work has been to analyse the sense and value of the relationships between contemporary Persian colour(s) and architectural and urban spaces, my point of arrival, and main thesis after many years of research, consists in saying that the optic and haptic effects of colour in architectural and urban spaces depend fundamentally on the interpretation that is given to depth. How can we understand this complex concept and its urban development usage in a Persian cultural context? It is following this logic that I will try to develop a new perspective on the third dimension and its expression by means of the use of colour, within both the understanding of Ispahan’s inhabitants, and the city’s actual urban development projects.