HABITER EN TERRITOIRES MULTILINGUES : QUELLES TERRITORIALITES EN PERIPHERIE FLAMANDE DE BRUXELLES-CAPITALE ? UNE ETUDE PSYCHOSOCIOLOGIQUE DE L'ESPACE.

par Clotilde Bonfiglioli

Projet de thèse en Lettres et Sciences Humaines

Sous la direction de Pernette Grandjean.

Thèses en préparation à Reims , dans le cadre de Ecole doctorale Sciences de l'homme et de la société (Reims, Marne) , en partenariat avec (HABITER) Espace Politique et aménagement (laboratoire) depuis le 13-09-2012 .


  • Résumé

    L'instauration des frontières linguistiques en Belgique n'a en rien limité l'internationalisation de la périphérie flamande de Bruxelles-Capitale. L'afflux d'une population multilingue et multiculturelle venue de la capitale belge provoque des sentiments de minorisation au sein de la population néerlandophone native de la périphérie. Depuis le début des années 1990, les autorités municipales et régionales mettent en place des politiques linguistiques censées préserver la culture flamande des dix-neuf communes limitrophes de Bruxelles-Capitale. Ce nouveau territoire politique est officiellement baptisé le « Vlaamse Rand », littéralement la « périphérie flamande ». Aussi, est-il possible de se sentir pleinement habitant de ce territoire divisé et disputé ? Cette thèse se concentre sur une étude psychosociologique de l'espace aux échelles communales et du Vlaamse Rand en combinant les apports de la sociolinguistique et de la psychologie culturelle avec la géographie humaine. Elle examine l'impact des pratiques linguistiques (spontanées ou contrariées) sur les mobilités et stratégies territoriales quotidiennes et, plus globalement, sur les territorialités afin d'évaluer l'attachement et les sentiments d'appartenance des habitants à leur territoire de résidence. Les résultats issus de questionnaires en ligne, d'observations participantes et surtout d'entretiens qualitatifs empathiques visent à établir des profils d'habitants de la périphérie bruxelloise. Cette modélisation, issue du suivi de parcours de vie, aide à déterminer l'influence de l'usage des langues sur les comportements territoriaux tout autant que sur les perceptions du territoire de résidence.

  • Titre traduit

    Territorialities, Language Practices and Language policies within the Flemish Periphery of Brussels: a Psychosociology of Space.


  • Résumé

    With the strengthening of federalization in Belgium, the Flanders aspire more than ever to preserve the cultural homogeneity of its territory. It promotes actions to integrate the allophones linguistically and culturally of the Brussels-Capital's periphery. These policies reveal the rivalries between the linguistic communities. The French speakers of the Vlaamse Rand denounce strategies of forced integration on a multicultural periphery. On the contrary, local and regional Flemish authorities claim to act for the respect of the constitutional principle of territoriality of languages used in Belgium. According to this logic, linguistic boundaries should be strictly tied in regional boundaries. For the Flemish authorities, linguistic measurements aim at the strengthening of the suitability between linguistic practices and territorial configurations. This thesis analyzes the motivations of these policies, the local and regional territorial reorganizations they induce and the consequences on allophone populations living in Flanders. It tries to understand the views and positions of the different protagonists of this territory, to assess their representativeness in these municipalities and to define the spatial practices that result from the application of certain linguistic decrees. This thesis is based on surveys analyzing the impact of the Flemish concept of territorial uses of languages (support, indifferences, oppositions). It is a work of political geography, interested in identities, legal and administrative realities; and of social geography, interested in representations and mentalities.