Chambord: domaine princier, domaine national (1821-2000).

par Timothée Bartkowiak

Projet de thèse en Histoire de l'art

Sous la direction de Jean-Baptiste Minnaert.

Thèses en préparation à Tours , dans le cadre de Sciences Humaines et Sociales depuis le 16-11-2012 .


  • Résumé

    Considéré comme un des symboles de la Renaissance française, le château de Chambord ne se résume pourtant pas à l’époque de sa construction. Les XIXe et XXe siècles représentent un moment fort dans l’histoire du domaine : ce travail de doctorat s’attache à étudier et à comprendre les apports fondamentaux du comte de Chambord puis de l’État pour le développement du domaine et du village de Chambord, sous un angle historiographique. En effet, le passage d’une demeure privée en triste état telle qu’elle échoit au comte de Chambord en 1821 à un domaine national a nécessité d’importantes décisions patrimoniales qui ont orienté l’essor du domaine. Ce sont la prise de ces décisions ainsi que leurs répercussions qui dictent les enjeux et les problématiques portant notre travail. Les premières campagnes de travaux sont engagées dès le deuxième quart du XIXe siècle et consistent en des réparations urgentes de rejointoiement et de réfection complète des charpentes et couvertures du château ainsi que des communs, puis réfection des terrasses et de leurs balustrades. Il s’agissait alors de restaurer prioritairement les extérieurs du château pour lui redonner son allure générale. À partir de 1849 est abordée la question des intérieurs et du remeublement. Autant dire que le XIXe siècle modifie de manière profonde l’aspect du château et sa distribution. Mais outre l’élaboration précise de la chronologie des travaux extérieurs et intérieurs du château et de son domaine, il paraît fondamental de développer au cours de la thèse les politiques de restauration et les théories patrimoniales qui y président et se font jour dès cette époque. L’étude de l’appréhension qu’ont eue les architectes du XIXe siècle des restaurations d’un édifice de la Renaissance peut apporter une lecture plus féconde de la conception de l’architecture et du patrimoine au XIXe siècle. Le classement du château et domaine de Chambord, incluant la totalité des sols et bâtiments à l’intérieur du mur d’enceinte, y compris celui-ci avec ses pavillons et entrées, sur la liste des Monuments Historiques en 1840 participe de cette même prise de conscience du patrimoine national qui détermine les politiques patrimoniales ultérieures. Le XXe siècle apporte des idées neuves et une nouvelle conception du patrimoine. L’achat du domaine par l’État en 1930 ouvre une nouvelle ère pour le domaine et son village. Les restaurations mises en place au cours du XXe siècle permettent, notamment de mettre le bâtiment en conformité avec les normes en vigueur afin de l’ouvrir au public. Devenu domaine national, le château et ses environs sont désormais inscris dans une région riche en patrimoine. Les liens entre Chambord, son château et son village, sont alors revus dans une optique touristique et patrimoniale plus large. En témoigne le classement du domaine et son château en tant que site culturel au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1981 ainsi que celui du Val de Loire en l’an 2000, région à caractère culturel dont fait partie Chambord.


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