Prendre en compte la sécurité gérée dans les évaluations de sûreté : le cas des activités de manutention.

par Jérémy Eydieux

Projet de thèse en Sciences de Gestion

Sous la direction de Benoit Journé et de Stéphanie Tillement.

Thèses en préparation à Nantes , dans le cadre de Ecole doctorale Droit, Economie-Gestion, Sociétés, Territoires (Nantes) depuis le 01-10-2012 .


  • Résumé

    Notre travail de thèse se déroulera dans le cadre de la chaire « REcherche en Sûreté Organisation Hommes » (RESOH) de l’École des Mines de Nantes, consacrée à l’étude des facteurs organisationnels et humains de la sûreté des sites industriels à risque. Il vise à interroger l’intégrabilité de la « sécurité gérée » dans les démonstrations de sûreté et dans les évaluations de sûreté. Si la « sécurité réglée », assurée par le respect des prescriptions, est relativement bien intégrée aux évaluations de sûreté, la sécurité gérée, définie par Daniellou, Simard et Boissières (2009, p11) comme la « capacité d’anticiper, de percevoir et de répondre aux défaillances imprévues par l’organisation », pose d’avantage de questions aux industriels. Plus largement, elle pose question aux systèmes sûrs (Amalberti, 2007), qui à force de prescriptions ont augmenté leur sécurité au détriment de leur capacité de résilience (Tillement, Cholez, & Reverdy, 2009). Les partenaires de la chaire RESOH, c’est-à-dire AREVA, DCNS et l’IRSN, sont en demande d’éléments permettant de construire et d’évaluer plus solidement les systèmes de sûreté et de sécurité. À ce titre, ils ouvriront des terrains de recherche permettant l’exploration d’activités à risques. La méthodologie employée est fondamentalement inductive et tournée vers le terrain. Elle s’appuie sur les sciences de gestion (Journé, 2008), mais aussi sur la sociologie et l’ergonomie, qui ont contribué à l’étude des facteurs organisationnels et humains de la sûreté.


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