L’engagement citoyen dans la requalification de sites urbains à Montréal à travers les projets d’agriculture urbaine

par Lamia Bessaoud

Projet de thèse en Aménagement et Urbanisme

Sous la direction de Alessia de Biase.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent (Nanterre) depuis le 26-11-2012 .


  • Résumé

    Il n’est pas rare de voir ou de percevoir un jardin privé, collectif, communautaire, ou une ruelle verte, en traversant les rues de l’ile de Montréal. Il est même de plus en plus courant de constater que la pratique de l’agriculture en milieu urbain se décline sous de nouvelles formes telle que la culture hors sol dans les arrières cours, les balcons ou même à travers des fermes sur les toits de l’agglomération. Mais, quoi de commun aux projets de renouvellement urbain à Montréal et les projets d’agriculture urbaine ? Aujourd’hui, de plus en plus de grandes villes évoluent sous l’influence de l’action des mouvements urbains. A Montréal, durant les années 70 à 80, le jardinage et l’occupation temporaire dans les jardins communautaires étaient pratiqués comme un loisir. Depuis trente ans, les expériences et expérimentations en matière d’agriculture urbaine se sont multipliées et la réalité sociale, alimentaire, économique et politique semble avoir évolué. Dans notre cas de figure actuel, il est plutôt question pour les montréalais de s’approprier et/ou d’aménager certains espaces vacants de la ville pour faire de Montréal une ville nourricière et écologique. Pour appréhender cette transformation nous nous proposons d’interroger des sites urbains montréalais où les initiatives, les approches et les objectifs identifiés des habitants, des collectifs, des associations ou des organismes s’avèrent complexes et variés. Nous nous pencherons sur le quartier du Plateau Mont Royal et le Mile end avec des exemples de jardins partagés, communautaires et des cas représentatifs de la présence d’une agriculture urbaine à plusieurs facettes : ruelles vertes, fermes sur les toits… Ce qui nous interpellent dans ce cas est d’une part le rôle et l’impact de l’agriculture urbaine en tant qu’élément d’action et outil de planification collectif dans une vision stratégique du développement d’un Montréal qui se voudrait compétitif, attractif et durable. D’autre part, c’est que l’agriculture urbaine occupe une place importante dans la mutation du territoire en « paysage urbain comestible ». Une réflexion et une analyse sur la place de l’agriculture urbaine à Montréal à travers les projets de renouvellement urbain pour une ville qui se voudrait et se dit « nourricière » sera donc au cœur de notre réflexion. En partant du constat du sens du mouvement des initiatives citoyennes ascendant- descendant, nous partons du postulat que d’une part, l’agriculture urbaine serait un outil multidimensionnel qui va au delà des questions du développement social et économique. D’autre part, le droit à l’initiative, le pouvoir décisionnel et la marge de liberté accordée aux différents acteurs de ce processus participatif évoluent selon l’échelle de « l’objet » convoité.


  • Pas de résumé disponible.