Sur quoi repose le mythe du loup, animal s’attaquant à l’homme ?

par Angélique Cangini

Projet de thèse en Ethnologie

Sous la direction de Antigone Mouchtouris.

Thèses en préparation à l'Université de Lorraine , dans le cadre de Ecole doctorale Fernand Braudel (Nancy-Metz) depuis le 18-03-2013 .


  • Résumé

    Pour Pierre Mannoni, professeur de psychologie à l’Université de Nice, la peur du loup repose sur le symbole de la peur dans la culture populaire. Cette peur est présente dans l’inconscient collectif, qui produit la symbolique populaire. Le loup est un objet du bestiaire fantastique. Il se rapporte aux contes et légendes des régions françaises. Cet animal appartenant au monde de la nuit hante le subconscient de l’homme. Il devient le support vers lequel, l’homme modernisé va projeter ses peurs et ses angoisses du monde sauvage. C’est en Occident, que cette peur de l’animal garde une constance malgré l'avance de l’éthologie de l’animal. Au moyen-âge, le loup est traduit par les autorités comme un animal portant atteinte à la sécurité et à la santé de la population. Il est repris par l’Eglise pour être décrit comme le représentant diabolique, la bête, qui détourne le chrétien. Les personnes s’affichant avec ces animaux comme les danseuses ou les meneurs de loups étaient jugés comme des sorciers. Discréditées, ces personnes se retrouvaient exclus de la société comme le loup, qui garde sa liberté face aux chiens représentant l’animal domestiqué. Cette caricature de l’animal a été reprise symboliquement pour désigner tout ce qui reste en marge des représentations sociales. Avec l’arrivée du loup dans la région lorraine, le collectif anti-loup réamorce cette peur du loup en espérant que les défenseurs de l’animal soit jugé comme des personnes à discréditer. En Allemagne, où le loup a fait son retour dernièrement, la population a relégué ses peurs de l’animal contre la cohabitation pacifique permettant l’essor économique du patrimoine historique.


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