La mise en œuvre de l’identité kanak : analyse au regard de l’Accord de Nouméa et de l’expérience des pays mélanésiens

par Cyprien Elia

Projet de thèse en Sciences juridiques

Sous la direction de Guy Agniel.

Thèses en préparation à Nouvelle Calédonie , dans le cadre de École doctorale du Pacifique (ED469) depuis le 24-05-2012 .


  • Résumé

    « La culture kanake est devant moi, jamais derrière », selon les propres termes du leader indépendantiste Jean-Marie DJIBAOU ; historiquement vouée à disparaître , ou tout au moins à subir, selon certains, une profonde acculturation, la culture Kanak reste toujours vivace. Cette recherche doit être conçue comme un plaidoyer pour sa reconnaissance et son respect, dans la stricte observation du droit à la différence. Cette thèse s’inscrit comme un cheminement, à travers le droit coutumier, pour une approche contemporaine de la société kanake et de sa culture. L’altérité, la diversité et l’universalité de la culture kanake nécessitent une approche transversale et pluridisciplinaire afin de la confronter à des modèles nouveaux de gouvernance. La mise en œuvre de l’Accord de Nouméa au moyen de la loi organique du 19 mars 1999 place l’identité kanake devant le fait historique et reconnaît la prise en compte des diverses communautés. Elle s’exprime au travers d’un dispositif de droit coutumier, actualisé par des textes récents ; mais, à la veille de la sortie de l’Accord de Nouméa la mise en exergue du droit coutumier permet-elle d’apprécier la réelle prise en compte de cette identité qui constitue un volet essentiel de l’Accord ? Quelle que soit le mode de sortie de l’Accord : avec la France, sans la France ou en association, la garantie de ce système juridique coutumier est la pièce maîtresse du volet politique et juridique de cet Accord. Cette consécration de l’identité kanake ne peut faire l’économie d’une approche comparative avec la dynamique régionale des pays de la Mélanésie.


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