"La féminité, un beau mot qui disparaît lentement" Réaménagement d'une norme en crise (Belgique-France, 1960-1980)

par Vanessa D'hooghe

Thèse de doctorat en Histoire des civilisations : histoire des mondes modernes, histoire du monde comtemporain, de l'art

Sous la direction de Christine Bard.

Thèses en préparation à Angers en cotutelle avec l'Université libre de Bruxelles (Belgique) , dans le cadre de École doctorale Sociétés, Cultures, Echanges (SCE) (Angers) , en partenariat avec Centre de recherches historiques de l'Ouest (UMR CNRS 6258), Laboratoire (laboratoire) depuis le 15-11-2010 .


  • Résumé

    Cette recherche porte sur le réaménagement du modèle de féminité durant les deux décennies 1960 et 1970, en Belgique et en France. La féminité est alors déclarée en voie de disparition tout en étant omniprésente dans les débats de société. La question de la recherche est de savoir si le modèle est bouleversé ou réaménagé par des phénomènes « nouveaux » tels que le travail des femmes, la libération sexuelle ou encore le féminisme. La recherche se base sur des sources publiées, la télévision, la radio et les mémoires d'écoles sociales et d'université. La première partie est consacrée aux bases du modèle de féminité. Elle détermine ses caractéristiques au début des années 1960. Elle étudie ensuite comment le modèle est réaménagé face aux bouleversements du féminisme et se penche sur la reformulation des fondations scientifiques du modèle. Elle se termine sur l'observation des modèles de féminité belge et français face aux modèles venus d'ailleurs. La deuxième partie porte sur le réaménagement des différentes facettes traditionnelles de la féminité, à savoir les rôles de mère, de ménagère et d'épouse. Elle observe la façon dont ces facettes sont bouleversées ou non par deux facettes « émergentes », le travail et la sexualité, dont la nouveauté est questionnée au regard de l'histoire. La recherche choisit, à rebours d’une historiographie qui se concentre principalement sur les mouvements et les révolutions de moeurs de ces « années 68 » (mais qui se questionne de plus en plus sur leurs réelles portées), de se placer du côté de ce qui ne change pas ou subtilement, plutôt que du côté de ce qui change. Ces observations dessinent les contours d’un modèle de féminité modernisé plus que ceux de l’émancipation. Ce modèle qui se joue juste à côté, et en même temps que l’émancipation des femmes, est celui du cumul des rôles et de l’agencement serré du temps quotidien.


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