Censure, autocensure et l'art d'écrire dans la littérature tunisienne moderne

par Leila Nafati

Projet de thèse en Arabe

Sous la direction de Elisabeth Vauthier.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, lettres, langues (Rennes) depuis le 01-12-2012 .


  • Résumé

    La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 insiste sur la liberté de penser et d'expression. Ce principe est devenu aujourd'hui un principe universel tandis que son application n'en demeure pas moins incertaine pour certains pays. Que dit-on alors de la censure dans un pays en voie de développement tel que la Tunisie qui a connu, à certains moments de son histoire, des réformes sociopolitiques importantes ? Le travail que nous proposons d'entreprendre consiste à suivre le fil de ces phénomènes que constituent la censure ainsi que l'autocensure et leurs influences sur la création littéraire en Tunisie. En premier lieu, notre recherche s'attachera à l'examen du paratexte pour effectuer une comparaison de différentes versions d'un texte publié et les enquêtes sur le terrais. Cela nous permettra de faire ressortir les objets exacts de la censure. Puis, nous nous intéresserons à une analyse des techniques spécifiques d'écriture développées sous la censure et l'autocensure, d'où notre intérêt pour "l'art d'écrire" et la théorie de Léo Strauss. Cette théorie consiste à confirmer que l'auteur peut dire toute la vérité à des conditions : ses opinions doivent être présentées entre les lignes et la présence d'un bon lecteur est impérative pour les comprendre. Cela nous amène, en fin, à poser des questions autour de la critique littéraire en Tunisie. Au terme de cette recherche, nous espérons faire progresser la connaissance de la littérature tunisienne, les préoccupations qui l'animent et les évolutions quelle a connues.


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