Etude socioanthropologique de la culture populaire en Lorraine : festivités et chansons comme instruments de résistance culturelle régionale.

par Elodie Gerardin

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de Antigone Mouchtouris.

Thèses en préparation à l'Université de Lorraine , dans le cadre de Ecole doctorale Fernand Braudel (Nancy-Metz) depuis le 22-01-2013 .


  • Résumé

    La thèse retenue porte l’étude socioanthropologique de la culture populaire, plus précisément sur les danses et musiques traditionnelles de Lorraine, en tant que pratiques sociales. En veillant donc à les contextualiser et les inscrire dans une perspective historique et transnationale. De plus, en tant que phénomènes sociaux universels, elles permettent de penser le monde en terme d’interconnexions et d’interroger les rapports : Culture/culture populaire/culture de masse/contre-culture, cultures/identités, localité/globalité, centre/périphérie. Et d’aborder les concepts de tradition, de transmission, d’authenticité, de patrimoine, de revivalisme, et de résistance culturelle régionale, etc. Dès lors, trois axes de recherche sont envisagés ; le premier consiste en une étude comparative entre l’Espagne et la France, et porte sur les enjeux culturels, politiques, économiques et sociaux dont ces danses et musiques sont porteuses. Le second, s’oriente vers l’étude sémiologique des chansons, inspirée de la sémantique structurale d’Algirdas Julien Greimas. Cette micro-analyse linguistique nous permettrait de dévoiler les fondements internes de la résistance culturelle, ainsi que les symboles et valeurs constitutifs de l’imaginaire collectif et de la vision du monde des acteurs sociaux. Quant au troisième, celui-ci est construit autour de la question de la perception et de la réception de ces danses et musiques par le public. A travers notamment la réalisation d’une série d’ethnographie des fêtes (Saint Nicolas, Saint Jean, Sainte Fleur, de la Mirabelle, etc.) et festivals (les Giboulées folk de Toul, les Rencontres de Socourt, etc.), liées à cet univers musical et chorégraphique. Il est donc question, d’interroger le trio : organisateurs/artistes/spectateurs et d’exposer les représentations sociales qui lui sont associées.


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