Charles Michel-Ange Challe (1716-1778).

par Romain Condamine

Projet de thèse en Histoire de l'art

Sous la direction de Jérôme de La Gorce.

Thèses en préparation à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Histoire de l’art et archéologie (Paris) , en partenariat avec Centre André Chastel (laboratoire) depuis le 15-11-2012 .


  • Résumé

    Issu d’une famille d’artisans parisiens, lié aux Nattier par son mariage, Michel-Ange Challe (1718-1778) fut l’élève de François Lemoyne (1688-1737) puis de François Boucher (1703-1770). Pensionnaire de l’Académie de France à Rome parmi la génération des piranésiens, reçu peintre d’histoire, puis fermement critiqué par Diderot dans ses Salons, l’artiste devait être oublié au siècle suivant. Exhumé par Richard P. Wunder en 1968 dans une livraison de la revue Apollo, Challe suscita de nouveau l’intérêt en tant que figure singulière de la transition qui s’opérait dans les arts durant la seconde moitié du XVIIIe siècle, entre les derniers feux de la manière rocaille et l’affirmation d’un goût néoclassique naissant. Après plusieurs commandes remarquables en France et pour les cours d’Europe, pratiquant tout à la fois les petits genres proches de la fête galante et un dessin manifestant sa connaissance de l’architecture et son goût pour le monumental, l’artiste, promu professeur de perspective à l’Académie royale, fut également nommé dessinateur de la Chambre et du Cabinet du roi succédant ainsi à Michel-Ange Slodtz (1705-1764). Dès 1765, Challe compose alors, au sein de l’administration des Menus Plaisirs, les décors des fêtes, divertissements et cérémonies commandés par le roi. Il conduira ces travaux sur la voie du « goût à la grecque » avant de laisser sa place à l’architecte et décorateur néoclassique Pierre-Adrien Pâris (1745-1819). Cette thèse, monographique, qui proposera une étude de la vie de Michel-Ange Challe ainsi que le catalogue raisonné de son œuvre, tâchera en outre d’éclairer les carrières et productions des frères de l’artiste, le sculpteur Simon (1719-1765), les peintres Noël († 1776) et Denis († 1776), ainsi que les maîtres menuisiers Etienne († 1776) et Michel-Marie Joseph Challe.


  • Résumé

    Born into a family of Parisian craftsmen, Michel-Ange Challe (1718-1778) married one of the daughters of Jean-Marc Nattier, and was the pupil of François Lemoyne (1688-1737) and François Boucher (1703-1770). Resident of the Académie de France in Rome during Piranesi’s stay, he was received as history painter at the Royal Academy in Paris, and strongly criticized by Diderot in his Salon, the artist was though forgotten during the next century. Rediscovered by Richard P. Wunder in 1968 in an issue of Apollo, Challe aroused a renewed interest as an important figure of the transition that was taking place in arts during the second half of the eighteenth century, between the late rocaille manner and the affirmation of the neoclassicism. After several important orders in France and for several courts of Europe, producing fêtes galantes and drawings that demonstrate his knowledge in architecture and his taste for monumental, Challe, promoted professor of prospective at the Royal Academy, was also named dessinateur de la Chambre et du Cabinet du roi succeeding Michel-Ange Slodtz (1705-1764). In 1765, Challe, within the Menus Plaisirs administration, designed the sceneries for parties, entertainments and ceremonies ordered by the king. He followed the lead of the "goût à la grecque" before leaving his place to the neoclassical architect and designer Pierre-Adrien Paris (1745-1819). This dissertation, consisting in a monograph, will not only propose a study of the life of Michel-Ange Challe and the catalogue raisonné of his work, but will also try to clarify the careers and the productions of his brothers, Simon (1719-1765), sculptor and Noël († 1776) and Denis († 1776) both painters as well as the craftsmen Etienne († 1776) and Michel Joseph-Marie Challe.