Caractérisation des interactions entre les rongeurs introduits et la biodiversité des forêts tropicales humides. : vers la mise en place d’indicateurs pour une évaluation rapide des effets du contrôle des populations invasives.

par Quiterie Duron

Thèse de doctorat en Biologie des invasions, biologie de la conservation

Sous la direction de Eric Vidal.

Thèses en préparation à Nouvelle Calédonie , dans le cadre de École doctorale du Pacifique (Faaa) , en partenariat avec Umr imbe 237 (IRD) depuis le 21-02-2013 .


  • Résumé

    Les espèces invasives constituent aujourd’hui une des principales menaces mondiales pour la biodiversité, particulièrement au niveau des écosystèmes insulaires. La Nouvelle-Calédonie, qui fait partie des 34 hotspots mondiaux de biodiversité avec de très forts taux d’endémisme, n’échappe pas à ce phénomène. Du fait de la forte interdépendance et connectivité des espèces entre-elles, l’introduction d’une espèce exogène peut entraîner d’importants effets écologiques en cascade par interruption ou apparition de relations biotiques et conduire à une réorganisation profonde des communautés. Les rongeurs introduits (Rattus rattus, Rattus exulans et Mus musculus), de part leur régime omnivore et leur adaptabilité à de nombreux types de milieux, ont colonisé le monde entier. L’impact des rats sur des petites îles a été largement étudié mais peu de recherches se sont intéressées à évaluer l’impact du rat sur des grandes îles ou sur des zones continentales. Face aux impacts liés aux rongeurs invasifs, des campagnes d’éradication ou de contrôle sont régulièrement organisées à travers le monde afin de préserver et tenter de restaurer la biodiversité native. En Nouvelle-Calédonie, la Province Nord, consciente des problèmes environnementaux causés par les invasions biologiques, cherche à préserver certains milieux exceptionnels par des actions de conservation de la biodiversité. Ainsi, cette dernière a financé le lancement d’un programme expérimental de contrôle des prédateurs introduits en forêt dense humide (région du Mont Panié), le projet REFCOR (Réponse des Ecosystèmes Forestiers au COntrôle des Rongeurs) dans lequel s’insère cette thèse. Cette thèse s’attachera, d’une part, à caractériser démographiquement les communautés de rongeurs invasifs avant et après leur contrôle. D’autre part, elle s’intéressera aux interactions trophiques entretenues par les rongeurs introduits avec différents compartiments de l’écosystème (invertébrés, oiseaux, reptiles, végétaux) et aux réponses de la faune et de la flore à un relâchement de prédation par les rats consécutif au contrôle expérimental de ses populations.


  • Pas de résumé disponible.