Médiatisation technologique comme voix du réel : le cinéma de Marguerite Duras et Téo Hernandez.

par Mauricio Morales Hernandez

Projet de thèse en Arts et langages

Sous la direction de Victor Rosenthal.

Thèses en préparation à Paris, EHESS , dans le cadre de École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales depuis le 07-12-2012 .


  • Résumé

    On conçoit d’emblée dans ce projet que la question du rapport au réel, au sens ordinaire de ce terme, est indissociable d’une médiatisation technique, dont la modernité a développé de façon exponentielle les médiums de représentation, et de ce fait transformé les fondements perceptuels dudit rapport. Depuis l’invention de la perspective et jusqu’à l’image optoélectronique de la télévision, la médiatisation technologique a progressivement pris le pas sur l’attitude spontanée supposément naturelle, au point qu’elle semble régir aujourd’hui notre rapport au monde. On pourrait penser que cette situation n’est qu’une conséquence logique d’une « première modernité », née en 1456 avec l’invention de l’imprimerie ; l’on serait ainsi à l’aube d’une « seconde modernité » impulsée, elle, par la donne numérique. Toutefois ce rapprochement, qui valorise le changement de rythme de nos échanges interpersonnels d’information induit par les révolutions en question, méconnaît l’impact décisif de l’introduction de mediums techniques de reproduction du réel, à savoir la photographie et le cinéma. Loin de se laisser réduire à des avatars d’une problématique de représentation héritée de la Renaissance, ces derniers ont transfiguré notre rapport au monde, au point d’en devenir des acteurs et des metteurs en scène.


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