L'énonciation du masque des théâtres coréens aux théâtres vénitiens

par Inseon Kim

Projet de thèse en Sciences du langage

Sous la direction de Odile Le guern.

Thèses en préparation à Lyon , dans le cadre de 3La - Lettres lingusitique langues et arts depuis le 01-10-2011 .


  • Résumé

    Notre recherche s'effectuera sur le discours direct entre les deux groupes (supérieur et inférieur au 14éme siècle en Corée) bien distincts culturellement et socialement. Pour cela on propose le théâtre traditionnel coréen du 19éme qui s'appelle : la danse du masque de Andong. En Corée, à l'origine, les porteuses de masques en bois ouvraient le cortège funèbre pour chasser les esprits maléfiques et protéger les vivants. Ces masques ont perdu leurs aspects effrayants utilisés par les danses liturgiques chinoises alors que leur art tout en finesse se rapproche des types sociaux coréens comme notre théâtre. Ce qu'on remarque dans l'art des masques est le fait de devenir une autre personne. En effet, l'utilisation des masques au théâtre était presque obligatoire pour protéger son identité des critiques du statut supérieur. Porter les masques offre l'occasion de devenir plus fort, se déguiser autorise des facéties et des mots que l'on n'oserait pas prononcer en d'autres circonstances virevoltent alors en toute impunité. Le masque autorise la liberté la plus folle devant la péjoration face aux nobles. Par contre, dans l'art contemporain, on trouve même ce genre de théâtre avec le masque. Ici, le masque est un langage, il n'est pas seulement une représentation plastique, il est vocabulaire. C'est en se figeant et en s'arrêtant sur une forme qu'il obéit à des règles de communication. Ce visage paralysé, tente de nous parler avec la véhémence d'un code sexualisme, sans doute parce qu'il provient d'un univers lointain, plus spirituel et ambigüe. Au fil des siècles, le masque devient celui qui imite, qui interprète un rôle au théâtre. Dans les théâtres le "masque" désigne l'acteur. Les masques qui permettaient à celui-ci de changer facilement de rôle et d'identité et de devenir, tout à tour "un autre" pour un objectif comme notre premier corpus. Enfin, ils permettraient également de parler d'un sujet tabou ou très intime comme notre deuxième pièce de théâtre.


  • Pas de résumé disponible.