Évitement Évidement Évidence. De l’image gravée à l’image collectée [avec vues rapprochées]

par Anne Petrequin

Thèse de doctorat en Sciences de l'art et esthétique

Sous la direction de Éric Vandecasteele.

Thèses en préparation à Saint Etienne , dans le cadre de École doctorale Lettres, langues, linguistique et arts (Lyon) depuis le 01-07-2001 .


  • Résumé

    Il s’agit d’un questionnement sur l’aveuglement, le grossissement et l’infime différence, à travers uneexpérience de taille douce, et autour d’une collecte d’étiquettes. Quels sont les enjeux de ces deux pratiques que tout sépare apparemment ? Comment trois figures récurrentes — le lièvre, l'oeil et le crâne — peuvent simultanément se substituer à la gravure, et être les figures métaphoriques de l’acte de collecter et d’agencer des images tissées : paradoxes et évidences, engendrements et démultiplications, similarités et minuscules divergences ? En relatant des faits et des gestes, par un phénomène de réflexion — autant le reflet dans le cuivre que la méticuleuse analyse des figures et des procédures —, et par la tentative de description et de classification des étiquettes, nous touchons de près notre objet, jusqu’à la presque cécité, pendant l’effectuation, et après coup. La question peut se poser ainsi : l’œuvre ne fait-elle pas trou un moment, et que renvoie-t-elle alors ? Comment appréhender cet écart, même bref, entre la surface contemplée et le regardeur, qu’il soit créateur ou spectateur ? —un temps de suspens, une absence.Analyser une création personnelle, non pour en faire le tour (bien qu’il s’agisse de petites plaques de cuivre circulaires), ni pour s’en repaître visuellement (bien que le métal réfléchissant aveugle), ni pour prendre ausérieux nos façons de procéder (comme de dépeindre des vignettes), mais pour s’en servir telle une loupe, comme prétexte — et pour tenter d’appréhender quelque chose de la genèse et de la réception d’œuvres.L’ensemble est traversé par des auteurs, des cinéastes et des artistes sur lesquels nous prenons sans cesse appui.

  • Titre traduit

    Avoidance Devoiding Evidence : from engraved image to collected image [close views]


  • Résumé

    This work deals with a questioning on sightlessness, magnifying and minute differences through acopper-plate experience and a collecting of name tags. What are the stakes of these two practices which are somuch apart in appearance? How can we account for three recurring figures – the hare, the eye and the skull – tohave the ability to simultaneously substitute for the engraving and become the metaphorical figures of the act ofcollecting and arranging woven images: paradoxes and evidences, multiplications and demultiplying, similaritiesand minute divergences?As we relate facts and motions through a phenomenon of reflection – reflection on copper as well as themeticulous analysing of figures and proceedings, and as we try to describe and classify name tags, we may reachour subject, nearing sightlessness, during the working out and thereafter.Such is the question: isn’t the creation producing an opening at some time and then, what is it reflecting? Howdo we perceive this void, however short-lived, between the contemplated surface and the watcher, whether hebe creator or spectator, as a time for expectation, a short absence?A personal creation is analysed not so much in order to have a thorough look round one’s work (the copperplatesare circular), nor to feast one’s eyes on the sight of it (reflecting metal makes one sightless), nor to takethese proceedings too seriously (picking or de-picting labels), but to use it as a pretext to magnify and as anattempt at making sense of what belongs to the origin and reception of a work of art.The whole study rests on the work of authors, film makers and artists.