L’enseignement supérieur en Afrique sub-saharienne à l’épreuve de l’innovation : marginalisation ou appropriation du changement par le numérique.

par Frantz Fongang

Projet de thèse en Sciences de l'information et de la communication

Sous la direction de Didier Paquelin.

Thèses en préparation à Bordeaux 3 , dans le cadre de Montaigne-Humanités , en partenariat avec Médiation, Information, Communication, Art (Pessac, Gironde) (equipe de recherche) depuis le 14-12-2012 .


  • Résumé

    Les technologies de l’information et de la communication (TIC), en générant des facteurs d’adhésion, de résistance ou de rupture aux changements, deviennent des moteurs de l’innovation dans les établissements d’enseignement supérieur d’Afrique francophone. Ces technologies provoquent une accélération de la transmission de l'information et une adaptation des pratiques d’échanges. Pour faire évoluer ces pratiques, les acteurs de ces établissements sont confrontés à de nombreuses inégalités, avec plus ou moins de liberté et de reconnaissance de leurs initiatives communicationnelles. Face aux traditions de gouvernance universitaire en place, ces acteurs peuvent créer une forme de marginalisation de par les îlots de modernité qu'ils sont amenés à constituer par leurs usages du numérique. L’organisation des établissements d’enseignement supérieur et leurs politiques sont-elles alors en adéquation avec les dynamiques de changement par le numérique qui peuvent provenir des équipes d’encadrement ? Pour favoriser la réduction des fractures, particulièrement numérique et scientifique, de nouveaux territoires s’organisent en incubant des expérimentations avec l’aide de campus numériques conçus dans une logique de solidarité, en réseau, et implantées dans les établissements d'enseignement supérieur. Mais ces campus facilitent-ils la légitimation de nouvelles dynamiques ? Les personnels confrontés à l’évolution des systèmes et réseaux, des systèmes d’information, et des technologies éducatives sont mis à l’épreuve des singularités que l’on peut observer dans le rapport à l’action. Si les trajectoires et les représentations de ces personnels face aux grandes mutations liées aux TIC influencent l’enseignement supérieur, quels sont les effets de seuil qui autorisent une transition numérique, et ces acteurs participent-ils ou non à une transformation de l’Université ?

  • Titre traduit

    Higher education in sub-saharan Africa facing innovation : marginalization or appropriation of digital technology change


  • Résumé

    Information and communication technologies (ICTS), by generating signs of struggle against, opposition or support to changes, contribute to drive innovation in french-speaking african higher education institutions. These technologies accelerate the transmission of information and the adaptation of communication practices. In order to have these practices evolve, institutions’ staffs struggle against numerous inequalities, with more or less freedom and recognition of their communication initiatives. By their uses of digital technology they can create islands of modernity with the risk of being marginalized by existing traditions of university governance. How do the organization and policies of higher education institutions match digital technology dynamics of change which can result from these staffs ? To particularly limit digital and scientific fractures, new territories get organized to grow experiments with the help of digital campuses, which were conceived and developed in a logic of solidarity, in network, and located in higher education institutions. Nonetheless, do these campuses facilitate the legitimization of new dynamics ? One can observe how various forms of actions are revealed as staffs are challenge to face the evolution of systems and networks, information systems, and educational technologies. If their trajectories in, and representations of, major ICTS’ shifts influence higher education, what type of thresholds allow a digital transition, and to what extent staffs participate in redesigning University?