La question des droits de l'homme dans la pensée politique de la gauche révolutionnaire argentine, des années 1960 à nos jours

par David Copello

Projet de thèse en Science politique

Sous la direction de Gil Delannoi et de Olivier Compagnon.

Thèses en préparation à Paris, Institut d'études politiques , dans le cadre de Institut d'études politiques (Paris). École doctorale depuis le 01-10-2012 .


  • Résumé

    Ce projet de thèse s’applique à mettre en évidence un certain nombre d’évolutions du panorama et des perspectives politiques argentines, notamment depuis la mise en place de la dernière dictature militaire en 1976. Cette évolution est particulièrement significative dans les rangs de l’extrême-gauche argentine, dont les discours et les pratiques dominantes, marquées dans les années 1960 par la revendication de la lutte armée comme moyen du changement révolutionnaire, cèdent la place aux mobilisations pour le respect des droits de l’homme par l’Etat dans les années 1980. Il s’agit dès lors de voir de quelle manière la pensée de la gauche radicale s’en trouve modifiée et d’étudier les réarticulations nécessaires au maintien de sa cohérence théorique. L’hypothèse fondamentale de ce travail consiste à penser que cette évolution du mode de pensée de la gauche ne peut se résumer à une simple « libéralisation » du paysage politique. Si ce phénomène existe, il reste néanmoins, chez certains des anciens partisans de la lutte armée, une volonté de changement radical des institutions de la société, qui cherche à s’exprimer à travers des formes renouvelées, en y intégrant le concept de droits de l’homme comme élément fondamental. Ce travail vise donc à établir une compréhension des différents problèmes que pose cette recomposition, à travers les enjeux associés au concept de droits de l’homme, tels que la non-violence, le droit et l’universel, ainsi qu’à rendre compte du traitement que ces problèmes ont reçu dans la pensée politique de la gauche argentine.


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