Représentations européennes dans la paralittérature postmoderne japonaise : la frans-culture comme élément du processus de création littéraire postmoderne.

par Maxime Danesin

Projet de thèse en Langue et littérature française

Sous la direction de Hélène Maurel-indart.

Thèses en préparation à Tours , dans le cadre de Sciences de l'Homme et de la Société depuis le 26-09-2012 .


  • Résumé

    Ce projet de thèse en Lettres Modernes vise à étudier les représentations européennes, à savoir la présence textuelle de la Culture, de l’Histoire, de concepts, de lieux, de personnages et de processus d’écriture, dans un champ très actuel et prédominant de la littérature postmoderne : la paralittérature japonaise. Nous entendons principalement par ces termes les light novels, romans populaires à destination d’un public plutôt jeune, et les mangas, ces deux médias étant indissociables de nos jours dans bien des cas. Le choix d’une telle littérature est dû à l’impact extrêmement fort des représentations européennes dans ces ouvrages, avec par exemple, les reprises de l’univers médiéval, tels ses mythes et légendes – cycles arthurien, bestiaires,… - et ses caractéristiques, des plus banales aux plus originales. Ce sont donc bien les notions de transculture et d’intertextualité qui sont à l’œuvre. Notre angle d’étude sera d’examiner le rôle de ces éléments dans la création littéraire et de chercher à comprendre pourquoi un tel transfert culturel a lieu, sous quelles formes et à quelles fins. L’objectif est de mesurer l’importance du phénomène interculturel dont la paralittérature postmoderne est une illustration des plus significatives. C’est bien l’interaction entre des cultures et des types de discursivités françaises, européennes et japonaises qui sont au cœur de ce projet, destiné à enrichir la thématique forte de la nouvelle équipe de recherche ICD, Identités Culturelles et Discursives. Il faut souligner le caractère novateur de ce projet de thèse, l’étude de ce type de littérature japonaise en lien avec la littérature française et les représentations européennes étant jusqu’à présent très limitée. Seuls les mangas font actuellement l’objet d’études et d’articles, mais selon une approche plus sociologique que littéraire. Quant aux light novels, les rares études émanent de chercheurs japonais et ne sont pas traduits en français, comme celles d’Aki ENOMOTO. Or, l’importance de la production paralittéraire au Japon, son influence grandissante dans le monde et sa présence reconnue en France – deuxième pays consommateur de Mangas -, nous incitent à porter à ce phénomène un intérêt certain. A l’heure d’un monde ouvert, dans lequel on ne peut plus ignorer en XXIe siècle la propagation d’une culture globale, où l’Europe et le Japon sont promis à renforcer leurs liens, ce projet de thèse se veut capable d’ouvrir une nouvelle voie dans les études culturelles, en l’abordant d’un point de vue littéraire et comparatiste.


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