Adrienne Thomas, une écrivaine de la fraternité ?

par Michel May

Projet de thèse en Langues, Littératures et Civilisations

Sous la direction de Philippe Alexandre.

Thèses en préparation à l'Université de Lorraine , dans le cadre de Ecole doctorale Stanislas depuis le 30-09-2012 .


  • Résumé

    Adrienne Thomas est née à Saint-Avold en 1897 et est morte à Vienne, en Autriche en 1980. De 1914 à 1916, elle a été infirmière de la Croix Rouge allemande à la gare de Metz. Du journal tenu à cette époque, elle a tiré son 1er roman, considéré comme le pendant au roman d'Erich Maria Remarque "A l'ouest rien de nouveau". Le reste de son oeuvre est, lui aussi, largement inspiré par sa propre biographie : d'origine juive, elle quitte l'Allemagne en 1933 en 1933, se réfugie en Autriche, puis en France. Elle quitte celle-ci en septembre 1940 pour les USA. Après-guerre, ayant épousé Julius Deutsch, elle vit à Vienne. Adrienne Thomas a vécu de près des événements majeurs du XXème siècle, marqué par deux guerres mondiales et deux totalitarismes. Le nazisme se réclamait ouvertement de la barbarie, et niait donc la fraternité. Le communisme, quant à lui, se réclamait d'elle pour tout autant la nier. Témoin de ce siècle, Adrienne Thomas est-elle une écrivain de la fraternité ? Dans la mesure, où on peut la considérer comme telle, quelle es est la conséquence sur la diffusion et la réception de son oeuvre ? Ainsi, Reisen Sie ab, Mademoiselle, à la fois hommage à la Résistance et dénonciation de la situation des exilés anti-nazis en France, n'a encore jamais été traduit et édité en France. Pourquoi ?Outre les événements historiques, dans quelle mesure les écrivains qu'elle a connu, notamment en exil, ont-ils, eux aussi, été des écrivains de la fraternité, et ont-ils pu influencer son oeuvre ? On essayera de dresser un portrait psychologique de l'auteur pour déterminer dans quelle mesure des ressorts plus intimes et personnel ont fait d'elle une écrivain de la fraternité. Il faudra finalement se demander si son regard sur le XXème siècle a toujours été aussi lucide, qu'il le semble à première vue. Ainsi le regard qu'elle jette sur les combattants républicains espagnols et sur les brigades internationales n'est-il pas trop idéalisé, déformé par le fait qu'elle est, dans une certaine mesure, une écrivain de la fraternité ?


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