Le féminin entre mère et fille

par Soledad Penafiel

Projet de thèse en Psychologie

Sous la direction de Emmanuelle Borgnis Desbordes.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Sciences humaines et sociales (Rennes) depuis le 02-12-2012 .


  • Résumé

    Notre problématique de recherche s’intéresse à la question du féminin. Nous allons aborder le sujet en nous concentrant sur la relation mère-fille et en allant au-delà de l’imaginaire et du phallique comme seuls registres pour caractériser cette relation. Au contraire, la mère sera considérée comme Autre femme, comme pas-toute dans le symbolique. Nous proposons donc de traiter le féminin comme une construction particulière, comme une création d’un nom propre qui respecte l’énigme. Notre thèse commence par considérer que le continent noir que Freud a utilisé pour décrire la féminité, a été remplacé par la prémisse lacanienne « la femme n’existe pas ». Pour les deux auteurs nous voyons bien que la femme en tant que construction théorique nous échappe du champ du symbolique, du sens, de la limite, puisque chez elle il y a une difficulté pour la décrire, la signifier. Pour Lacan, la femme est plus proche du réel, dans la mesure qu’elle est témoin de ce sans limite propre de sa jouissance, mais de laquelle est ne sait rien. Tout d’abord nous devons admettre que notre recherche ne cherche pas à résoudre l’énigme, mais plutôt à le souligner. Quand nous disons que notre recherche se propose plutôt de souligner le fait que le féminin soit une énigme, cette considération a pour effet de ne pas donner de consistance à cette énigme. Cet aspect se constitue comme possibilité de pouvoir sortir de la logique de la revendication phallique, ce qui implique aussi de pouvoir faire avec cette absence du signifiant de la femme. Notre thèse propose de se situer dans les différentes places de la féminité, entre la mère et la fille. Nous proposons donc de nous centrer sur le pas-toute qui se présente dans ces deux positions. Nous croyons que cette approche peut se constituer comme un élément qui permet de penser la question féminine comme une condition de création, comme une invention, dans le sens qu’elle ne produit pas une identité déterminée, mais qui émane plutôt d’une création individuelle.


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