L'adolescente et la question de la vraie femme : jouissance féminine et passage à l'acte.

par Angelica maria Toro

Projet de thèse en Psychologie

Sous la direction de François Sauvagnat.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Sciences humaines et sociales (Rennes) depuis le 02-12-2012 .


  • Résumé

    La sexualité féminine constitue un des problèmes cruciaux de la psychanalyse. Il a été appelé par Freud "le continent noir de la psychanalyse". La jouissance féminine ne peut être abordée que par le biais de la contradiction et de l'aporie, elle ne peut être que déduite. Tel que Lacan nous l'appris la position féminine ne relève pas du corps qui nous a été décerné par la biologie, mais d'une position du sujet par rapport à la jouissance phallique. Par ailleurs l'adolescence constitue non seulement un problème pour l'adolescent lui-même, mais surtout un problème thérapeutique pour la psychanalyse. Si l'une des caractéristique principales de l'adolescence est, d'après François Sauvagnat "l'investissement langagier pulsionnel du corps" et le réveil de la sexualité, peut un sujet rencontrer cette jouissance féminine à l'adolescence, qu'il soit homme ou femme, malgré que celui-ci est une jouissance qui ne révèle pas du corps, mais d'une autre satisfaction ? Lacan nous dit qu'il n'y a pas la femme, mais qu'il y a des vraies femmes. L'émergence de cette "vraie femme" a un rapport avec l'illimité de la jouissance féminine, dans son caractère mortifère. Médée et Madeleine sont entre autres, des exemples pris par Lacan pour illustrer cette émergence de l'absolu. Cette recherche vise à repérer, à partir des cas cliniques des adolescents, l'émergence de cette position féminine, la rencontre du féminin dans l'adolescence, ainsi que son rapport avec la façon dont la fonction paternelle s'est inscrite pour ces sujets en question.


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