La notion de «police» et l’économie politique Française au XVIIIe siècle

par Toshifumi Tanida

Projet de thèse en Sciences économiques

Sous la direction de Loïc Charles.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Economie, organisations, société (Nanterre) , en partenariat avec UMR 7235 EconomiX (laboratoire) depuis le 29-11-2012 .


  • Résumé

    Dans ma thèse de doctorat, j’aborderai la généalogie du concept de la police au 18e siècle, en remontant bien au-delà des années 1770 pour analyser l’usage de la notion de « police » qui est faite depuis la fin du XVIIe siècle, notamment chez Delamare, aux écrits du cercle de Gournay et des physiocrates. Je ne m’attaquerai pas seulement à l’usage du mot de la « police », mais aussi poursuivrai le changement de ce que c’est que le « bonheur » - selon Delamare, le but de la police. Voici donc les matières de ma thèse : 1. De la liberté et le réglementation du Traité de la police de Delamare 2. Du concept de la police de Melon 3. Du concept de la police dans les œuvres du cercle de Gournay 4. Du concept de la police dans les œuvres des physiocrate 5. Du traité du gouvernement de Galiani 6. Du traité du gouvernement de Necker Dans le premier chapitre, je réexaminerai le Traité de la police de Delamare, en n’abordant pas seulement son 5e livre (« Des vivres »), mais aussi son premier (« De la police en général »), pour analyser le traité de la police comme système. Quoique 12 livres comptés, Delamare s’est arrêté son Traité en 6 tomes (Le Cler du Brillet a publié 6e livre). J’espère que le Code de la police ou Analyse des réglements de police de Duchesne, tout le domaine de la police y compris, suppléera la manque et me fera voir la totalité de la police. Kaplan dit que la réglementation des blés était moins stricte que les attaques des physiocrate le prétendaient et que la police était utilement négligente sauf la mauvaise récolte. Il veut dire que la police fonctionnait sur l’équilibre entre la liberté et la réglementation. Tout cela exige de réexaminer dle Traité de la police pour reconsidérer l’image commune de la réglementation autoritaire. Et en considération du fait que Colbert a soutenu la compilation de Traité de la police, j’aborderai aussi la relation entre la police et le mercantilisme. Le deuxième chapitre se consacrera à l’examen du concept de la police de Melon. Dans Essais politique sur le commerce, malgré la proclamation de la liberté du commerce des blés, il utilise souvent le mot de la « police », comme l’illustrent les citations ; « Le luxe est une somptuosite extraordinaire que donnent les richesses & la sécuroté d’un Gouvernement ; c’est une suite nécessaire de toute Société bien policée » et « Nos loix somptuaires ont diminué à mesure que notre police s’est perfectionnée. » J’aborderai la comparaison de la « police » de Delamare avec celle de Melon pour faire remarquer le changement de la « police ». Le troisième chapitre se consacrera à l’examen du concept de la police chez le cercle de Gournay, surtout chez Gournay, Forbonais et Herbert. Je poursuivrai ces mots, « police», « policé », et « réglementation ». Et je consulterai le cercle de Gournay sur ce que c’est que le rôle de l’Etat. Le quatrième chapitre se consacrera à l’examen du concept de la police chez les physiocrates et dans l’éphéméride citoyen. Les physiocrates ont attaqué la police, donc quel aspect de la police ? J’aborderai ce qu’ils prenaient la police hors des vivres ; la police des mœurs, de la santé et de la sûrété. Les cinquième et sixième chapitres se consacreront à l’examen du concept de la police chez Galiani et chez Necker. J’ai déjà travaillé pour ce sujet depuis la maîtrise, et cette fois-ci, par contraste avec Turgot et Condorcet, je découvrirai le point opposé et commun entre eux. Quelle référence ont-ils eu entre eux à la vérité ? Je l’aborderai en vue de relativiser la dichotomie entre la liberté et le réglementaion.


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