L'aménagement d'une ville africaine en forte croissance : l'exemple de la problématique du logement à Ouagadougou (Burkina Faso)

par Seydou Séré

Projet de thèse en Géographie

Sous la direction de Vincent Gouëset et de Dieudonné Ouédraogo.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Sciences humaines et sociales (Rennes) depuis le 02-12-2012 .


  • Résumé

    Le présent projet de thèse porte sur l'aménagement d'une ville en forte croissance, Ouagadougou, à travers la problématique du logement. Son objectif est de l'étudier les dynamiques du logement dans la ville, et tant du côté de l'offre et des politiques publiques que de la demande et des stratégies résidentielles des habitants de Ouagadougou ; en particulier les jeunes adultes, qui constitue la tranche d'âge qui a le plus de difficultés à se loger. Les métropoles d'Afrique de l'Ouest comme Ouagadougou connaissent actuellement une forte croissance démographique qui rend très difficile l'adéquation entre l'offre résidentielle et les besoins des populations. Cette question constitue un défi important pour l'aménagement urbain, non seulement en termes de logements, mais plus largement en termes d'équipement des nouveaux quartiers qui se construisent, et de qualité de vie des populations qui y résident. La croissance rapide de la ville de Ouagadougou(1,5 millions d'habitants en 2006, avec une croissance démographiques de 3,1% par an [INSD, 2006]) ainsi que les modalités de cette croissance, constituent un défi pour les politiques publiques et plus largement pour tous les acteurs institutionnels, publics ou privés, qui interviennent directement ou indirectement dans l'aménagement de la ville.Depuis la période Sankariste et la politique dite "une famille, un toit", qui a permis la construction de cités d'habit social, les politiques publiques de logement se sont surtout concentrées sur le "lotissement" des quartiers périphériques ; ce qui n'a pas empêché la prolifération des quartiers informels auto-construits ( le"non-loti"). Ces politiques n'ont pas permis de répondre aux besoins des populations. La production formelle du secteur privé, pourtant en plein essor, n'a pas non plus permis de répondre à l'ampleur de la demande. Le déficit en logement est critique, surtout pour les jeunes ménages qui connaissent de nombreuses difficultés pour accéder à un logement, et sont contraints à des arrangements résidentiels souvent inconfortables. Les dispositions récentes prises par l'Etat, comme le programme des "10 000 logements", lancé en 2008, n'ont pas permis de réduire ce déficit, ce qui favorise l'auto-construction. Ainsi, une enquête a montré que les logements sont réalisés dans 90% des cas par les ménages eux-mêmes (MHU, 2008). Les travaux sur le logement restent encore peu développés dans la recherche urbaine au Burkina Faso. A ce jour, il existe peu d'études précises sur cette thématique dans la capitale burkinabè, où le problème est pourtant critique. La prise en compte de la question du logement dans l'aménagement de la ville, les attentes des populations et leurs stratégies résidentielles, le financement du logement, les différentes modes de production et les formes d'occupation des logements, les coûts de la location, etc..., sont autant de questions soulevées par le présent projet de recherche.


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