Etude des modes de traitement de l'information dans le jugement et la prise de décision à risque : approche différentielle.

par Quentin Verneau

Projet de thèse en Psychologie

Sous la direction de Valérie Pennequin.

Thèses en préparation à Tours , dans le cadre de Sciences de l'Homme et de la Société depuis le 12-11-2012 .


  • Résumé

    L’objet principal de la recherche porte sur l’étude du mode de traitement de l’information par les adolescents et jeunes adultes lors d’un jugement sur le risque d’une activité de loisirs ou sportive. Plus précisément, nous souhaitons étudier si le jugement du risque par les adolescents est basé de façon prédominante sur un traitement automatique, rapide, lié aux émotions et aux expériences passées ou si, au contraire, le jugement prédominant est basé sur un processus lent, logique et délibéré. De plus, nous souhaitons étudier les liens existant entre le jugement du risque et la prise de décision de réaliser effectivement l’activité ; nous faisons l’hypothèse que la force de ce lien pourrait être dépendante de certains facteurs internes aux adolescents (âge, genre) ou externes (présence des pairs, de la famille, expériences passées). Dans un premier temps l’objectif sera de définir des profils-types en identifiant des sous-populations à comportement différent dans les situations à risque. Le but sera pour chaque profil d’étudier le style prédominant de jugement du risque et de déterminer les facteurs externes et/ou internes pouvant causer des comportements inadaptés face à une situation risquée. Ce premier objectif permettra donc d’orienter la prévention sur la prise de risque en fonction des sous-populations et ainsi d’objectiver la perception du risque des individus. Dans un second temps l’objectif sera d’étudier les capacités de métacognition qui sont nécessaires à la prise de décision quant à la réalisation d’une tâche risquée. C'est-à-dire que le sujet va estimer la difficulté de la tâche et juger le risque de la situation mais il va également juger de sa propre capacité à réaliser cette tâche. Ce second objectif a alors pour but d’identifier les processus décisionnels amenant à réaliser une tâche étant jugée comme risquée par un individu et permettra d’orienter la prévention des comportements à risque vers une optimalisation des capacités métacognitives afin que les individus jugent plus objectivement leurs capacités et adaptent leurs prises de risque. Les résultats de ces études permettront de caractériser des profils cognitifs de la prise de risque et ainsi d’élaborer des campagnes de prévention et de sécurité qui soient adaptées au mode de traitement de l’information prépondérant chez les jeunes pour leur permettre de mieux évaluer les risques encourus dans leur pratique physique et de prendre une décision adaptée en fonction de leurs capacités.


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