Indicateurs innovants de la corruption

par Frédéric Lesne

Projet de thèse en Sciences économiques

Sous la direction de Mickaël Goujon.


  • Résumé

    Les travaux économétriques sur la corruption se heurtent inévitablement au problème de la quantification du phénomène étudié. Dans la quasi-totalité des systèmes législatifs, des dispositions existent afin de lutter contre la corruption, parfois définie comme l’abus d'un pouvoir reçu en délégation à des fins privées. Mesurer l’étendue de la corruption est rendu particulièrement difficile par le fait que les acteurs tirant bénéfice de la corruption souhaitent que ces activités demeurent secrètes. La corruption est de plus un phénomène complexe qui peut prendre de multiples formes. Aucune définition de la corruption n’est universellement reconnue et aucune taxonomie des actes de corruption ne fait l’objet d’un consensus, pas plus dans les organisations multilatérales qu’au sein de la communauté scientifique. A titre d’exemple, les règles encadrant le lobbying ou les pratiques de financement des partis politiques sont très inégales, même parmi les pays de l’OCDE. Certaines pratiques considérées comme relevant de la corruption dans certains systèmes juridiques sont considérées dans d’autres comme faisant partie du fonctionnement normal des institutions. Dans ce contexte, quantifier les actes de corruption dans le but d’en étudier les propriétés économiques est un véritable défi. Mesurer de façon satisfaisante le phénomène de la corruption n’en est pas moins fondamental. La littérature économique a mis en évidence l’importance non négligeable de la corruption, et de la qualité des institutions plus généralement, dans l’explication des différences de revenu moyen entre les pays. Cette thèse a pour objectif de contribuer au développement d’indicateurs innovants de la corruption appliqués aux pays en développement ainsi qu’à l’amélioration des indicateurs existants, à la fois aux niveaux microéconomique et macroéconomique.


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