De Millin à Mérimée, perception, conservation et restauration des monuments gallo-romains de la révolution française à Napoléon III : la naissance des antiquités nationales

par Charline Vasseur (Meyer)

Projet de thèse en Histoire de l'art

Sous la direction de Manuel Royo.

Thèses en préparation à Tours , dans le cadre de Sciences de l'Homme et de la Société depuis le 31-10-2012 .


  • Résumé

    L’identité de la France et son origine est une question qui se pose dès le XVIème siècle . Les légendes sont interprétées (voir créées), les textes antiques sont étudiés et les vestiges archéologiques sont observés. Au fil des siècles, cette notion d’identité a évolué, en même temps qu’ont évolué les mœurs. La Révolution française a été un facteur important de changement, aussi bien d'un point de vue politique que de l’identité nationale française. La monarchie est balayée et les symboles de celle-ci sont détruits. Les monuments deviennent le patrimoine de la France et ils sont étudiés sous un autre angle. Les édifices gallo-romains se chargent d’une valeur particulière. Durant cette période, de nombreux érudits feront mention des édifices gallo-romains, de leur description ou la manière de les conserver ou de les restaurer. Plus ou moins connus, plus ou moins influents, tous ont contribué à leur manière à la mise en valeur du patrimoine qui s’est rapidement avéré être le patrimoine de la France et de son origine. L’un des premiers sera Aubin-Louis Millin, qui, avec son Introduction à l’étude des monuments antiques (1796), tentera une première classification ; ou encore Pierre de Beaumesnil qui s’attache aux édifices les moins connus des régions françaises. La chronologie choisie s’arrête avec la mort de Prosper Mérimée et la fin du règne de Napoléon III. C’est entre la Révolution française et Napoléon III que se posent des questions fondamentales sur le patrimoine : que faire des monuments gallo-romains ? Faut-il les garder tels quels ou les restaurer ? Les édifices sont alors dégagés des constructions « parasites » et tout naturellement, la restauration constitue la suite logique. Mais une interrogation en découlera : jusqu’où va la restauration et ou commence la restitution ? Cette thèse vise à démontrer comment, tout au long de cette période, les différents érudits et leur perception des monuments gallo-romains ont fait évoluer la notion d’antiquités nationales. Comment, au travers de leurs écrits, leurs travaux ou ce qu’ils ont mis en place (par exemple, on assiste à la naissance de nombreuses sociétés archéologiques), la notion de patrimoine a évolué, voire est née. Le tout, à travers le prisme omniprésent de la conservation et/ou la restauration.


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