L'influence du diagnostic psychopathologique et de l'investissement émotionnel du corps sur le risque suicidaire en milieu carcéral.

par Aude Crepin

Projet de thèse en Psychologie clinique

Sous la direction de Nicolas Combalbert.

Thèses en préparation à Tours , dans le cadre de Sciences de l'Homme et de la Société depuis le 10-12-2012 .


  • Résumé

    Le suicide en prison est un phénomène complexe du fait de la multiplicité des facteurs de risque. Le passage à l’acte suicidaire en prison est un véritable problème de santé publique, évoqué même par le terme de sursuicidité, la France se situant au-dessus de la moyenne européenne (Terra, 2009). Une méta-analyse concernant 12 pays montre que la courbe moyenne du taux de suicide en prison ne suit pas celle de la population générale (Fazel et al., 2011). Le suicide en prison a donc ses propres particularités et ne peut être expliqué en le comparant à la population générale. Parmi les facteurs explicatifs, les vulnérabilités psychologiques étaient sous-jacentes des risques de passage à l’acte suicidaire, et notamment les états-limites à expression psychopathique qui représenteraient 10 à 60% de la population pénale, plus de 80% des tentatives de suicide et des automutilations et plus de 60% des accidents graves en prison (Bourgoin, 2009). Sur un versant dimensionnel, d’autres auteurs mettent en avant les conduites addictives, la dépression, la personnalité antisociale et la psychose chronique (Fazel et Danesh, 2011). Il serait intéressant, dans la continuité de l’étude du mémoire du Master II Recherche, de mettre en relation la psychopathologie et le type d’investissement émotionnel que le détenu perçoit de son propre corps par rapport au risque suicidaire dans cet environnement carcéral. Quel est l’effet de la psychopathologie et de l’investissement émotionnel du corps sur le risque suicidaire en milieu carcéral ? Objectifs : – Validation française de la BIS (Body Investment Scale ; Orbach & Mikulincer, 1998) – Identifier le risque suicidaire en milieu carcéral et les troubles mentaux. – Etudier les items entre les différentes pathologies et les différents facteurs de l’investissement émotionnel du corps (Protection du corps, image du corps, soins du corps, le contact physique). – Vérifier l’effet des troubles mentaux et de l’investissement émotionnel du corps sur le risque suicidaire. – Evaluer l’estime de soi par rapport au risque suicidaire. Méthode :  Population : Population carcérale de 100 détenus  Lieu : Maisons d’arrêt, centrale et centre de détention.  Protocoles : – Entretien biographique (Entretien Exploratoire de la Cinétique des Crimes Violents ; Combalbert, Sénégou et Favard, 2000) – MINI (Mini International Neuropsychiatric Interview ; Sheehan & Lecrubier, 1998) – BIS (Body Investment Scale ; Orbach & Mikulincer, 1998) – EES (Echelle d’Estime de Soi ; Rosenberg, 1965 ; Vallières & Vakkerand, 1990)


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