Appropriation des technologies et gestion de la performance sportive : le rugby professionnel en France (Top 14)

par Benoit Guyot

Projet de thèse en Sciences de gestion


Sous la direction de Christophe Benavent.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Economie, organisations, société (Nanterre) depuis le 28-01-2013 .


  • Résumé

    L’histoire de l’institutionnalisation du rugby en France a entraîné ce sport vers l’établissement d’un ensemble de règles permettant de définir, et donc de rendre possible, la pratique. Ces règles portent essentiellement sur le jeu, l’établissement d’un classement mais aussi les statuts des clubs, ainsi que leurs interactions. L’institutionnalisation du rugby s’est effectuée au gré d’importantes mutations que sont, la création de fédérations mais aussi, et depuis 1995, le passage au professionnalisme. Après un siècle à s’être fermement opposée à l’idée que le rugby puisse basculer dans l’ère d’une pratique associée à la profession, les institutions en place ont finalement cédé face à la pression grandissante des acteurs (médias, sponsors et joueurs) en demande de « professionnalisation ». L’enjeu d’une telle mutation est que le rugby puisse enfin être considéré comme activité économique à part entière. La professionnalisation a entraîné les acteurs à ne plus considérer l’activité sportif « rugby » de la même manière. Autrefois profondément ancré dans l’amateurisme, le rugby est aujourd’hui devenu un support essentiel à la « production spectacle » rémunératrice. Les structures sportives se sont adaptées au professionnalisme en adaptant leurs statuts mais aussi et surtout en définissant leur nouveau « business model ». Dans le cadre de l’analyse de la stratégie des clubs, la maximisation de la performance sportive, impactant l’institution du classement auquel se rattache le club, est un élément clé. Les clubs, dans un souci d’optimisation de leur business model, ont progressivement intégré l’utilisation des outils technologiques et l’exploitation des données qui en découlent. Ce travail tente d’analyser les facteurs d’adoption et d’appropriation des technologies dans le cadre de la performance des clubs, au sein du championnat élite en France : le Top14.

  • Titre traduit

    Technologies’ appropriation and sport performance management : professional rugby in France (Top 14)


  • Résumé

    The history and institutionalisation of rugby in France has led to the establishment of a set of rules that make it possible to define, and thus make possible, the practice of rugby. These rules focus on the game, the establishment of a ranking, but also on the status of clubs and their interaction. The institutionalisation of rugby has made it possible for major changes in the way rugby is played, with the creation of federations and the transition into professionalism in 1995. After a century of resolute opposition to the idea that rugby could shift into an era of professional practice, the institutions in place finally accepted the need to change from the growing pressure from players (media, sponsors and players) to professionalise. The challenge of such a change is that rugby can finally be considered as an economic activity in its own right. Professionalisation has led to players no longer considering "rugby" in the same way. Formerly deeply rooted in amateurism, rugby has now become an essential support for a profitable entertainment product. The sports structures have adapted to professionalism by adapting their statutes but also, above all else, by defining their new business model. In analysing club strategy, maximizing sports performance is a key element, impacting the ranking institution to which the club belongs. The clubs, in an effort to optimize their business model, have gradually integrated the use of technological tools and the exploitation of the resulting data. This work attempts to analyse the factors of adoption and appropriation of technology in the context of club performance, within the elite league in France: the Top14.