Les médiévismes européens dans l'opéra romantique des années 1820/1830

par Marie anne LE ROY

Projet de thèse en Musique et musicologie

Sous la direction de Hervé Lacombe et de Arnold Jacobshagen.

Thèses en préparation à Rennes 2 en cotutelle avec Hochschule fur Musik und Tanz Koln , dans le cadre de École doctorale Arts, lettres, langues (Rennes) depuis le 01-12-2012 .


  • Résumé

    Si le Moyen Age suscite un intérêt accru dès la seconde moitié du XVIIIe siècle, c’est à la faveur du mouvement romantique que s’effectue sa réhabilitation définitive. L’étude et l’authentification des manuscrits nourrissent des compétitions acharnées entre chercheurs européens, tandis que cet imaginaire archaïsant envahit les livrets d’opéra du premier XIXe siècle : le genre témoigne avec faste de la fascination qu’exercent Charlemagne ou les troubadours. C’est le caractère européen de ce médiévisme réinventé qui constitue notre point de départ. Entre France, Allemagne et Italie, les transferts culturels foisonnent en termes de sources et d’esthétique ; toutefois, ce Moyen Age, partie création imaginaire et partie reconstitution historique revêt des significations multiples dans les ouvrages de création. Pas un Moyen Age, donc, mais des sensibilités médiévistes diffractées par une multitude de prismes. A partir d’un corpus d’opéras médiévistes, notre objectif consiste en l’éclairage des transferts – moyens, intensité, réciprocité, etc. – entre France, Allemagne et Italie. L’analyse musicologique et la littérature comparée constituent des outils primordiaux ; par ailleurs, nous parcourrons bibliothèques et archives des grands théâtres lyriques européens pour cerner l’omniprésence de ce passé légendaire, au-delà des tendances historiographiques propres à chaque nation.


  • Pas de résumé disponible.