Identification par approches comparatives de facteurs moléculaires associés à la résistance ou à la sensibilité du Pommier (Malus x domestica) à Erwinia amylovora, agent du feu bactérien

par Matthieu Gaucher

Thèse de doctorat en Biologie cellulaire et moléculaire végétale

Sous la direction de James Dat.

Thèses en préparation à Angers , dans le cadre de École doctorale Végétal-Environnement-Nutrition-Agro-Alimentaire-Mer (Angers) depuis le 22-09-2009 .


  • Résumé

    Le feu bactérien est une maladie des Maloïdées, sous-famille des Rosacées incluant espèces ornementales (Pyracantha, Aubépine) et fruitières (Pommier, Poirier) et se traduisant par des nécroses évolutives sur organes herbacés. Il est provoqué par Erwinia amylovora, bactérie nécrogène capable d’injecter des effecteurs protéiques dans les cellules végétales. Des génotypes résistants existent dans les espèces hôtes, avec de forts QTLs de résistance identifiés et chez lesquels la mort cellulaire se limite au point d’infection. Ce travail s’intéresse aux mécanismes sous-jacents à un QTL de résistance d’un génotype de Pommier, Evereste, par analyse comparative avec un génotype sensible, MM106. Des approches métaboliques et transcriptionnelles ont été entreprises en parallèle. Au niveau métabolique, les recherches se sont focalisées sur les dihydrochalcones, classe de flavonoïdes très majoritaires dans les feuilles. Ces dernières ont été caractérisées au niveau biologique (propriétés antimicrobiennes et chélatrices du fer). Le travail s’est poursuivi sur les mécanismes de transformation de ces composés, qui ont fort probablement lieu pendant l’infection, notamment oxydation et déglucosylation. Les résultats montrent une capacité de transformation différentielle entre génotypes suggérant un rôle possible de ces mécanismes dans le devenir de l’interaction (résistance vs sensibilité). Au niveau transcriptionnel, une approche ciblée a tout d’abord été réalisée sur les principales voies de signalisation (SA, JA) et suggère fortement l’implication de la voie JA dans la résistance. Une approche globale a été récemment appliquée : elle conforte l’implication de la voie JA dans la résistance et l’existence d’une transformation différentielle des dihydrochalcones entre génotypes, et ouvre également de nouvelles perspectives de recherche.


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